Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Education: religion ou évolution ?

Pourquoi science et religion devraient-elles s’opposer?

Science/Religion

Du côté scientifique l’évolution semble une très bonne théorie, qui paraît cohérente avec le monde dans lequel nous vivons. De l’autre, je suis tout aussi choqué de l’opposition de certains pratiquants catholiques à enseigner la théorie de l’évolution à l’école que de l’affirmation des scientifiques à affirmer qu’il s’agisse de la seule vérité possible à enseigner.

Pour ma part, je ne crois à aucune des formes de religions actuelles : elles ne sont pas la résultante d’une volonté divine, mais elles ont été inventées par l’homme, comme la science d’ailleurs. Sciences et religions ont en fait bien des points communs, dont le fait qu’elles tentent toutes deux d’apporter des réponses à des énigmes, le fait qu’elles s’appuient sur des hypothèses (existence d’une entité supérieure, existence d’une rationalité mathématique et scientifique qui pourrait décrire le monde, et surtout le fait qu’aucune des deux n’est en mesure de prouver sa rationalité effective.)

En effet, en l’état actuel de la science qui va plus loin dans l’infiniment grand et dans l’infiniment petit, le mystère ne fait que s’épaissir en ce qui constitue vraiment la matière et les lois qui gouvernent l’univers. A l’heure actuelle les scientifiques échafaudent maintes théories, le plus souvent contradictoires, pour réconcilier les lois qui dirigent le monde de l’infiniment petit et de l’infiniment grand. Ce que l’on appelle physique quantique et physique relativiste qui sont gouvernées par des lois physiques difficilement compatibles.

Par exemple, la gravité suivant la récente théorie d’un homme scientifique pourrait n’être qu’un effet relatif ressentit comme réel, mais ayant pour origine l’existence d’un univers diffèrent des conceptions classiques des scientifiques et non l’existence ou pas, du fameux boson de Hings (que les scientifiques surnomment eux-mêmes “la particule de Dieu”, celle qui donnerait sa masse à toutes les autres.) Ce surnom en dit long sur l’état des connaissances scientifiques.

Ainsi, il existe pléthores de théories sur la véritable nature de notre univers, les origines de sa création, des univers parallèles, imbriqués, courbes ou plats… Intéressez-vous, à ces théories vous verrez qu’elles ne paraissent pas moins délirantes que celles que vous pourriez vous-même échafauder. Aucune de ces théories n’a pour l’heure été démontrée comme valide ou invalide, elles coexistent. Aucune d’entre elle ne s’approche un tant soit peu des sources de la création de la matière, de sa véritable nature et probablement aucune n’y arrivera jamais. Dès lors, pourquoi exclure d’autres théories basées sur l’existence d’entité supérieures ? Hubert Reeves, astrophysicien et vulgarisateur scientifique, a dit lui-même que plus il avance en termes de connaissances scientifiques, plus il devient spirituel.

Une récente formulation d’un mathématicien contemporain résume tout cela : ” Si l’univers est infini, alors la probabilité zéro n’existe pas”. En termes clairs, cela signifie que tout est possible ! Alors, lorsqu’il s’agit d’enseigner les sciences, le premier objectif ne devrait pas être d’enseigner les certitudes acquises, mais d’enseigner la démarche scientifique qui permet le recul et l’objectivité. Nous ne sommes pas dans un monde dans lequel, nous comprenons avec certitude la nature ou les origines, et si l’on doit affirmer qu’une théorie scientifique est vraie, cette vérité doit toujours être relativisée par rapport à la situation de l’observateur scientifique. Dans le cas qui nous concerne, il est placé lui-même dans le milieu qu’il observe, ce qui est contraire à une démarche scientifique objective. Il existe même une théorie scientifique qui s’appuie sur ce travers pour avancer la possibilité qu’il existe des univers parallèles. Tout est possible, on vous dit…

En conclusion, rien ne permet d’affirmer que la théorie de l’évolution est la seule vérité, mais elle est la vérité scientifique qui s’impose à nous dans l’état actuel de nos connaissances scientifiques. Par ailleurs, cette théorie évolue au fur et à mesure des nouvelles connaissances et notamment en matière de génétique.

Il doit donc rester à toute personne la possibilité de croire en autre chose : on ne compte plus les théories scientifiques invalidées au cours du temps, pourquoi prétendre qu’une théorie d’aujourd’hui serait la seule vérité, alors qu’elle est très probablement inexacte ? Cette position est contraire à toute démarche scientifique ainsi qu’à tout progrès. Elle est aussi conservatrice que celle qui prétend que l’homme descend d’Adam et Eve car elle ne laisse aucune place à d’autres possibilités. Probablement nous ne serons jamais capables de confirmer ou d’infirmer l’existence d’une entité supérieure et créatrice de tout. Mais la probabilité zéro n’existant pas, si nous vivons assez longtemps nous finirions théoriquement par avoir une ou des réponses. Ce dont je doute vu que la science semble vouloir se passer de conscience, et que la religion ne se contente pas de donner place à des croyances, mais d’imposer des dogmes, des rituels et des fonctionnements à un grand nombre d’individus. Tout ceci ne mènera pas l’Humanité bien loin en termes de survie dans le temps.

Rester ouvert, savoir se remettre en cause et remettre son enseignement en cause, être à l’écoute des autres, même s’ils semblent avoir tort, garder dans son cœur cette part de magie universelle et la respecter, sont autant de chemins qui nous mènent à la véritable évolution.

Photos : Domaine Public | sources : Wikipedia Commons et Wikipedia Commons

Article modifié le mercredi 13 juin 2012, 17:38

Auteur: Gilles Dacheux

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



Voir aussi

Cigarettebrain

Arrêter de fumer (part 2)

(deuxième partie) Pis encore ! En milieu de semaine je reçois une lettre du centre. Intrigué par cette lettre car non prévue, je l’ouvre et découvre une ordonnance. On me prescrit des patches et des...

Lire la suite

Cigarette

Arrêter de fumer (part 1)

Fumeur invétéré, à l’aube de mes 45 ans, il est temps d’arrêter cette cigarette disgracieuse, malodorante et surtout nocive. Comment l’ignorer avec l’énorme matraquage médiatique, qui assomme les...

Lire la suite