Le bien-être, une question de société
Publié le jeudi 24 novembre 2011, 08:17 - Luxembourg - Lien permanent
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Il s’est tenu cette semaine à Pétange, sur deux jours, un Forum qui a porté sur le bien-être. Vaste débat en temps normal. Mais pour le coup, les organisateurs connaissaient la recette, ce qui a le mérite de donner du sens à l’événement et, accessoirement, de faciliter la tâche. Une soixantaine de personnes se sont donc retrouvées, bien portantes, bien élevées, manifestement contentes d’être là, pour suivre une formation organisée dans le cadre du projet ACCES.LU qui bénéficie d’un financement du Fonds Social Européen (FSE).

Mais qui étaient tous ces gens si soucieux de notre bien-être, car c’était bien de bien-être collectif dont il était question ? Mais tout simplement des gens comme vous et moi, de ceux qui s’engagent dans des associations, qui donnent de leur temps, de l’enthousiasme et du savoir-faire à la culture, au sport, à l’animation de quartier et aussi à la politique locale. Pour ce qui est de la recette, tout ce beau monde a planché sur une méthode dite SPIRAL que le Conseil de l’Europe promeut depuis quelques années. D’ailleurs, deux représentants de cette vénérable institution se sont arrêtés à Pétange pour en vanter les bienfaits. Mais aussi pour travailler, car l’objet d’ACCES.LU est de lancer une dynamique de conscientisation citoyenne (on dit buttom-up dans les sphères savantes européennes) sur des sujets sociétaux regroupés pour le coup sous le terme générique de bien-être.

Soulever des questions et en débattre, c’est bien ; passer à l’action, c’est mieux. Et c’est là tout l’enjeu de la démarche. Les participants, dont une partie venaient d’Italie, de Belgique et de France, et l’autre de six communes luxembourgeoises (Pétange, Schifflange, Wiltz, Grevenmacher, Flaxweiler et Wormeldange) qui, avec le soutien de leurs édiles locaux, ont accepté de se lancer dans un processus de réflexion dans le but de voir mieux reconnue l’action des acteurs de ce qu’on appelle communément la société civile. Ce terreau, bien que pratiquement muet politiquement parlant, n’en est pas moins actif, l’air de rien, sur des sujets qui enrichissent les communautés locales.
Ces deux journées studieuses ont donc porté sur « comment se concerter, se mobiliser au-delà des intérêts particuliers, pour des communautés locales où il fait bon vivre ? ». La question du bien-être nous invite en fait à définir nos propres critères pour ensuite les concrétiser, là où cela sera possible, en actions citoyennes. Ces critères touchent à une multitude de questions, de dimension matérielle, sociale, économique ou encore culturelle. S’y ajoute en outre le concept de territorialisation des questions socio-économiques : de fait, un territoire (la commune au Luxembourg) recèle les ressources nécessaires (politiques, administratives, associatives et économiques) pour élaborer des réponses à tout un tas de questions qui concernent l’ensemble de la communauté locale. Il permet en outre de décloisonner les différents secteurs de compétences (empiète sur ma plate-bande, tu es le bienvenu !), à condition que tous s’entendent sur le principe de mutualiser les ressources (financières, savoir-faire, militantisme, etc.). C’est la question de repenser toute une série de politiques publiques en tenant compte des attentes des citoyens. De la démocratie participative, dites-vous ? En tout cas, la démarche en participe, me semble-t-il. D’où l’importance de sensibiliser, et de les y faire adhérer, les élus politiques.




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