Migration et bénévolat
Publié le mercredi 09 novembre 2011, 16:00 - Coups de chapeau - Lien permanent
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Le séminaire et la table ronde “Migration et bénévolat” organisés par la Maison des associations le 6 et le 7 octobre ont attiré plusieurs participants dont des membres de différentes ONG luxembourgeoises, des volontaires européens, mais aussi les hôtes étrangers représentés par le Réseau national pour la société civile en Allemagne, la Commission espagnole d’aide aux réfugiés en Espagne, le Conseil national pour la promotion du volontariat au Portugal parmi d’autres. La soirée du 7 octobre était consacrée à une table ronde qui avait pour sujet “Comment encourager et renforcer l’impact des migrants dans la société civile?”
J’ai eu la chance d’assister à la deuxième journée de la conférence et je ne l’ai pas regretté. En tenant compte du fait que l’année 2011 est annoncée l’année européenne de volontariat, l’occasion était choisie on ne peut mieux: c’était une excellente opportunité de discuter des problèmes de bénévolat qui ont un lien direct avec ce que je fais, de voir comment les notions de volontariat varient d’un pays à l’autre, de toucher au problème de migration qui est bien présent au Luxembourg aussi et les façons d’intégrer les migrants dans la société à l’aide des activités de bénévolat.
Comme la conférence a accueilli plusieurs jeunes employés et volontaires, cela a rendu l’ambiance bien amicale et peu formelle, ce qui à son tour a favorisé les échanges et a rendu les discussions aux ateliers plus animées et les questions plus simples à aborder.
Le premier atelier auquel j’ai pris part était animé par Mirko Schwärzel, représentant du Réseau national pour la société civile en Allemagne qui est coordinateur dans le domaine des affaires européennes. Il est aussi très engagé dans tout ce qui a rapport aux jeunes, au volontariat, aux projets des communautés. Dans son intervention il a parlé du problème de concept de volontariat que chaque pays européen conçoit différemment, et qu’avant le volontariat a toujours été une forme de participation citoyenne des jeunes, une sorte de contribution à la société qui n’avait rien à voir avec le profit personnel, et que maintenant la vision a changé, l’approche est devenue beaucoup plus individualiste, et que les buts personnels prévalent sur les challenges sociétaux, ce n’est qui pas forcément une mauvaise chose, c’est juste une autre façon de faire et de penser qui est influencée par la conjoncture actuelle. En Allemagne 23 millions de gens se considèrent bénévoles, autrement dit, un tiers de la population est engagé dans des activités de bénévolat. Le degré d’engagement des gens est impossible à définir, mais ce qui compte est justement l’engagement pour la société et son développement harmonieux.
Elsa Chambel du Conseil national de promotion de volontariat a parlé de la situation actuelle du volontariat au Portugal. Dans ce pays le volontariat est bien développé aussi, les activités des volontaires touchent 25 villes du pays et représentent une plus-value sociétale, le concept est bien connu et continue à être promu à l’aide des médias, dont on peut citer une émission de télé consacrée justement aux volontaires. Ce qui est remarquable aussi, c’est l’attitude des Portugais envers les migrants: ils ne les perçoivent pas comme tels, ils n’accentuent pas la différence: “s’il est là, il est l’un de nous”. Et c’est un exemple que je voudrais bien que d’autres pays suivent.
Les interventions se relayant et aboutissant à la table ronde où l’on a continué à aborder le sujet de migration et l’intégration des migrants à travers le sport et les activités ludiques, on a tous appris quelque chose ce jour-là : on est là pour une bonne cause et quoique le chemin soit épineux, il est le bon à suivre.
Article modifié le mercredi 09 novembre 2011, 16:19





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