Les travailleurs vous parlent!
Publié le mercredi 26 octobre 2011, 10:00 - Europe - Lien permanent
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Les salariés des entreprises sociales d’insertion par l’activité économique de 16 pays différents en Europe, aidés par le réseau européen ENSIE et les réseaux nationaux de leurs entreprises, vont se faire entendre auprès des politiciens et des membres du Parlement de leur pays et de l’Europe. Ces messages sont accessibles sur le site Internet d’ENSIE et de chaque réseau national.
Qui est ENSIE?
Le Réseau Européen des Entreprises d’Insertion Sociale (ENSIE) s’est officiellement constitué le 11 mai 2001 à Bruges (Belgique). Depuis plusieurs années, des échanges entre réseaux européens d’entreprises sociales et d’insertion ont permis de repérer les fondamentaux communs à ces initiatives au sein de différents pays de la communauté européenne.
ENSIE se fixe comme objectifs, au sein de l’Union européenne, de représenter, soutenir et développer des réseaux et fédérations de l’économie d’insertion sociale en Europe. (source http://www.ensie.org)
Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire?
L’économie sociale
L’économie sociale regroupe les initiatives organisées en coopératives, mutuelles, associations ou fondations qui répondent à quatre principes majeurs : - la finalité de services aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit; - l’autonomie de gestion par rapport à l’Etat; - un processus de décision démocratique impliquant les membres, les usagers et les travailleurs; - la primauté des personnes et de l’objet social sur le capital dans la répartition des excédents. L’économie sociale regroupe l’ensemble des activités et organismes, issus de l’entrepreneuriat collectif, qui s’ordonnent autour des ces principes et règles de fonctionnement. L’économie sociale peut être développée dans tous les secteurs qui répondent aux besoins de la population et de la collectivité.
L’économie solidaire
L’économie solidaire constitue un troisième mode d’activité économique à côté de l’économie de marché et du service public. Son but est de trouver une alternative au marché capitaliste et sa logique de maximisation du profit et des gains de productivité par une activité économique où la priorité est de promouvoir et de protéger le bien-être de l’homme au sein de la société. L’objectif est de créer des emplois permettant à tout citoyen de travailler et de vivre dignement mais que cela puisse par la même occasion servir à l’amélioration de la qualité de vie de l’ensemble de la population. Avec imagination et innovation, ce qu’on appelle aussi le troisième espace économique tente de répondre aux besoins sociaux et environnementaux délaissées par le système privé ou public, souvent jugés non rentables dans leur logique de rentabilité maximale. L’intérêt général de la collectivité et l’utilité sociétale de ses activités sont donc l’objectif ultime de l’économie solidaire. (source http://www.ope.lu)
Article modifié le jeudi 08 décembre 2011, 10:05






Romain, 53 ans
« Le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire est plus démocratique car il donne de l’indépendance : je travaille pour moi-même et c’est moi qui contrôle mon travail. Par contre les entreprises du secteur privé deviennent des usines où l’on ne travaille que pour l’argent. Ici mon boulot m’apporte la satisfaction quand on voit les résultats : la remise des diplômes aux gens après mes formations. J’essaie aussi de faire quelque chose de nouveau pour diversifier, on n’a pas ces idées-là quand le travail ne te plaît pas. J’ai appris à travailler avec les gens, à comprendre que chacun a peur, de leur inspirer la confiance ».
Pia, 48 ans
« J’apprécie le plus le contact avec les clients, les ouvriers. Les gens sont contents qu’on soit là, surtout pour effectuer de petits travaux comme jardinier, remplacer une ampoule pour des prix bien abordables. Nos employés sont plus contents, au bureau d’ailleurs souvent les uns travaillent contre les autres. C’est plus humain ici. Dans mon ancien travail j’avais mal au ventre d’y aller travailler, ici j’aime bien, nous sommes un groupe, c’est une bonne ambiance. Ce qui est dommage est que les ouvrier n’aient qu’un CDD de 2 ans et après ils doivent partir, surtout quand ce sont ceux qui travaillent bien ».
Daniel, 29 ans
« Je m’occupe des rendez-vous, de l’apprentissage des nouveaux ouvriers. On fait de tout – on s’occupe des personnes âgées souvent exclues de la société, on entretient des maisons – à part les choses énormes ou spécialisées. On organise aussi une fois par semaine avec d’autres associations des sorties cinéma et des thés dansants pour les clients. J’adore mon travail, souvent j’ai des clients qui ne voient pas leurs familles, réparer un petit truc les fait sourire. J’aime travailler dans une asbl car on aide les gens au quotidien. Je ne me verrai pas dans une firme, là c’est plus difficile de voir un but clair ».
Nathalie, 31 ans
« Je suis technicienne administrative, je m’occupe du planning de proximité, du travail avec les chefs d’équipes, de la rédaction des plans de formation et de la communication. Il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas se permettre les travaux de jardinage chez une entreprise privée, surtout les personnes âgées, donc c’est là où notre équipe intervient ; souvent ce sont des gens solitaires en besoin du contact, et les entreprises ne le font pas. Le but n’est pas de faire des bénéfices, mais de soutenir ».