Budgets participatifs: le pouvoir au peuple ?
Publié le mercredi 01 juin 2011, 15:47 - Coups de chapeau - Lien permanent
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Qui se revendique citoyen, se dit engagé dans la vie de l’Etat ou en tout cas se prononce implicitement pour s’impliquer dans la vie de l’Etat.
Parmi les plusieurs formes de participation dans la vie citoyenne de la société (oui, croyez-moi, il y en a plusieurs), il en existe une, nommée budgets participatifs, qui est une forme d’implication des habitants dans la gestion de la ville, où chacun peut prendre part à l’élaboration du budget local. Grâce à ce mécanisme, la population peut décider ou contribuer à la décision sur l’attribution d’une partie ou la totalité des ressources publiques disponibles.
Exemple, il y a un quartier qui désire construire une aire de jeux pour les enfants. Pour ce faire, les habitants du quartier choisissent leurs représentants lors des réunions avec les pouvoirs publics. Après délibérations, la municipalité décide d’accepter le projet et commence à élaborer le budget en concertation avec les représentants. Toute la procédure prend à peu près un an et aboutit à une part de financement partiel par la municipalité. L’exemple que je viens de citer est une simplification, mais il aide juste à comprendre l’image générale de la démocratie participative.
Mais à quoi est-ce que cela sert de participer? Pour être plus engagé? Pour contribuer à la création de biens communs? Pour en savoir plus sur les budgets? Pour mieux connaître ses voisins de quartier? Oui, pour toutes ces raisons. Bref, pour être citoyen.
Le concept de démocratie participative reste encore un vaste chantier, certains affirment même que participer n’est pas suffisant, car la participation n’implique pas la prise des décisions. Mais est-ce si primordial de se positionner sur le terrain décisionnel?
Certains se plaignent que le pouvoir réel ne soit jamais à la population et qu’en fin de compte ce sont toujours les politiques qui sont en position de trancher. La seule alternative serait donc de devoir passer du côté politique? Ou ne serait- il pas aussi envisageable de rester sur le champ de la médiation et d’apprendre ainsi à travailler véritablement ensemble afin que les mots «solidarité» et «citoyenneté» se réapproprient leur sens originel?
Article modifié le lundi 14 novembre 2011, 16:50




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