J'ai vu Barroso...moi!
Publié le mercredi 09 mars 2011, 14:47 - Europe - Lien permanent
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Oui, oui, José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission Européenne depuis le 23 novembre 2004.
Je l’ai même pris en photo, à moins de 5 mètres… mais mon appareil photo n’était pas à la hauteur de l’homme. Trop bon marché (unique?), pas subventionné, pas dans les objectifs de Lisbonne 2020, tout était flou ou sombre.
Mais il m’a regardé, droit dans les yeux, enfin, dans l’objectif… avant de m’inonder de chiffres et de bonnes “résolutions”.
A quelle occasion?!!!
Mais quelle question, tous les citoyens européens devraient être au courant: Le Conseil de l’Europe élabore une “Charte des responsabilités sociales partagées” et appelle toutes les “parties prenantes” (qu’on a pas su définir pendant ces deux journées de travail) à exprimer ses opinions. Je ne vais pas aller au fond des débats, tout est déjà publié, relié en tant que “proposition”, alors cette consultation bidon, je ne pense pas que le sujet en soi ait sa place sur ce blog à l’heure actuelle.
Je préfère plutôt vous relater mon/notre escapade au “Centre du Monde”, la Commission Européenne, ou pour être précise, le premier jour, le Conseil de l’Europe.
Je ne sais à quel titre, simple salariée dans une asbl de l’économie solidaire au Luxembourg, j’ai été V.I.P.: voyage et 2 nuits d’hôtel, petit-déjeuner inclus, payés. Pas mal! Ma collègue Àgnes d’INEES (Institut Européen de l’Économie solidaire), a eu droit à une nuit… le voyage tu te démerdes.
Première journée: Séminaire et ateliers.
Des introductions interminables sur l’importance de la charte et des ateliers aussi participatifs qu’un match de foot à la télé. On crie, mais ça ne sert à rien.
Quelques interventions intéressantes quand même dans mon atelier: on ne considère pas la religion dans la charte (facteur important de la cohésion sociale, nous dit-on), on prend trop peu en compte les enfants et on oublie le “tiers-monde”. Je rêve. Non, je vais prendre l’apéro!
Ah oui, mais non, pas si vite, emporter le minimum d’affaires, contrôle comme à l’aéroport à prévoir au retour! Enfin presque. Longue après-midi de discours consensuels. Tout est magnifique. Je vois les autres “participants” à fond dans le sujet: sur Facebook, Twitter, lisant leurs mails, organisant leur prochain voyage… et puis ceux qui emmerdent tout le monde: les personnes vraiment intéressées qui mettent en retard le timing serré par leurs interventions et questions (qu’on note, mais qui restent sans réponses).
Le lendemain: conférence.
9h00 pile, Barroso: contrôle de sécurité avec les mêmes objets dans mon sac que la veille au Conseil de l’Europe: “Madame, vous avez un couteau suisse dans votre sac?”. “Oui”.
“Venez avec moi”. 8h55… la honte, on sera en retard. On ne sera pas les seuls d’ailleurs.
Je remets mon couteau suisse au Monsieur de la sécurité qui le consigne dans une enveloppe que je pourrais récupérer à la fin du spectacle (pas ma lime, ni mes ciseaux, ni mon briquet… mais on s’en fout de toute façon, il me reste mes chaussures à balancer au cas où) et je signe un papier.
Je me laisse inonder par les mêmes discours que la veille pendant qu’Àgnes règle des pépins de boulot sur son mini pc portable rose… . Àgnes et moi allons fumer, assommées par les chiffres que Monsieur Barroso nous a balancés à la figure. Une fois, deux fois… (pas de pause prévue entre 9h00 et midi quart… trente en réalité) contrôle comme au check-in aéroportuaire à chaque fois. Vraiment pas drôles ces gens là.
On a soif, on va au kiosque dans le bâtiment: presse, boissons, chips et cartes postales très olé olé!! Les commissaires s’ennuient à ce point?
Sachant que le premier matin, on n’a même pas eu de café tellement la file était longue, on s’est échappées pour le repas de midi organisé sur place. Pizza!
Le quartier européen, c’est super!
A part les CD (Corps Diplomatiques) qui sont garés devant la porte et que leurs chauffeurs emmènent probablement loin, loin de là, je ne sais pas comment ils font tous ces pauvres fonctionnaires encastrés dans leurs bureaux-boîtes!
Il n’y a rien. À part des chantiers.
Encore une longue session de “On vous écoute, donc on a décidé pour vous que…”.
On a loupé le “Cocktail” (traduit “Drink” dans la version anglaise du programme?) de la fin, mais entre-temps on est reparties fumer sans contrôle du tout: “C’est bon, elles ont un badge”.
J’ai récupéré mon couteau suisse… et fait re-connaissance avec la SNCB…! A l’aller, dimanche soir, je me suis tapée tous les étudiants dans un train plus que bondé… et c’est long Luxembourg-Bruxelles (prononcer “Brusselles” s.v.p.!). Pour le retour, le train précédant était en retard, alors tous debout dans le suivant… . Magnifique. Pour couronner le tout, le manche de ma valise se désintègre, il est “futti”.
Vivement mon canapé après 3 heures de train.
Pour le contenu, les tenants et aboutissants de la conférence, lisez Àgnes dans le Tageblatt!
Article modifié le lundi 14 novembre 2011, 16:49




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