La chambre des (pauvres filles) ?
Publié le mercredi 02 février 2011, 14:53 - Europe - Lien permanent
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Depuis le 20/01/2010 dépôt du projet de loi portant modification de l’article 353 du Code pénal, concernant l’interruption volontaire de grossesse le pays vient de faire un incroyable ‘Return to the past ‘. En effet, la députée Lydie Err avec son projet de loi, ne fait que confirmer l’incroyable présence, prégnance de cette idéologie catholique archaïque, toute droit sortie de la lie des bénitiers.
Que ce projet de loi, ne reconnaisse toujours pas le libre choix pour toutes les femmes de disposer de leur corps est déjà absolument inouï en 2011, mais en plus on nous sort cette fameuse et surtout fumeuse notion de ‘ détresse sociale ‘.
Selon la revue L’Observatoire (revue d’action sociale et médico-sociale belge), la détresse sociale est caractérisée par ce type de symptômes : alcoolisme, solitude, délinquance, suicide… Le droit à l’avortement serait donc réservé à des pauvres filles qui se seraient fait engrosser par mégarde ? Ou peut être par opération du Saint-Esprit ? Cela ne vous rappelle rien ? Cherchez bien ; la pauvre fille et le bon pauvre, cela ne vous dit rien ? Bien sûr que oui. Vous savez celui que l’on trouve sur les gravures anciennes ; le bon mendiant, le bon loqueteux qui, sébile à la main se fait rincer par le bourgeois. Mais on parle du bon pauvre, de celui qui n’a pas eu de chance, de celui qui courbe l’échine en silence. Pas celui qui rote et pète à la sortie de l’église. Non. Le fruit d’un jour sans du créateur, quoi.
Cette notion de détresse sociale sent et pue la naphtaline chrétienne ; elle dégage des effluves d’encens, de robe de bure, mais suinte et dégouline surtout d’obscurantisme. Certains (es) en sont toujours là.
Soyons sérieux, mesdames, messieurs, regardez les statistiques, faites des sondages, informez vous quoi, les femmes qui ont recours à l’interruption de grossesse, dans leur immense majorité sont vos sœurs, vos cousines, vos voisines, vos collègues de bureau, loin très loin de vos fantasmes et représentations hors d’âge.
De grâce, revenez parmi nous, nous sommes en 2011. Dans la voiture à remonter le temps du <doc>, ne vous trompez plus cette fois, mettez le curseur sur 21ème siècle après Jésus Christ.
Article modifié le lundi 14 novembre 2011, 16:49




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