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Bonne Année

Nor­ma­le­ment, en cette période il est de cou­tume de pré­sen­ter ses vœux. Voilà c’est fait. Les vœux pour cette nou­velle année ris­quent d’être sale­ment fai­san­dés par les pers­pec­ti­ves éco­no­mi­ques et socia­les qui nous pen­dent au bout du nez. Mais ras­su­rez vous, je ne vais pas ver­ser dans la sinis­trose ambiante. Non, à vous hono­ra­bles lec­teurs, je vais vous emme­ner en voyage, et ce fai­sant vous don­ner une adresse, ou en tout cas un endroit pro­pice à la con­tem­pla­tion de ce qu’il y a de plus beau en cette sai­son de neige et de froid. Une plage. Une plage de sable blanc, de coco­tiers et de cha­leur

playa_rincon.jpg Direc­tion la Répu­bli­que Domi­ni­caine. Pas les pla­ges d’hôtels all inclu­sive, non, une plage sau­vage, vierge de tout hôtel, de toute cons­truc­tion, de toute pré­sence tou­ris­ti­que. Un endroit de carte pos­tale. Que vous par­tiez de Punta Cana, Santo Domingo ou Puerta Plata, comp­tez pra­ti­que­ment une jour­née de route, direc­tion Las Gale­ras (Nord Est de l’île). Pre­mière pré­cau­tion. Louez un 4X4. Pour les novi­ces n’ayant jamais roulé en Amé­ri­que latine, quel­ques recom­man­da­tions basi­ques.

- L’état de cer­tai­nes rou­tes lais­sent for­te­ment à dési­rer. Vous pou­vez met­tre jusqu’à 5 à 6 heu­res pour 150 kilo­mè­tres (vécu).

- Les signa­li­sa­tions rou­tiè­res sont très aléa­toi­res.

- Ne rou­lez jamais de nuit. Trop dan­ge­reux.

- Rou­lez au klaxon. Plus il est puis­sant, mieux c’est.

- La route appar­tient à tout le monde. Voi­tu­res, camions, pié­tons, ani­maux.

- Le res­pect des feux et prio­ri­tés est lui aussi très aléa­toire. Un peu comme on veut.

- Avan­tage. Vous pou­vez blo­quer un car­re­four, pour vous ache­ter des clo­pes, faire vos cour­ses ou pren­dre le temps de dis­cu­ter avec une con­nais­sance, ou une chica (très répandu)….

Quoiqu’il en soit, après Samana et quel­ques kilo­mè­tres (moins de 10) avant Las Gale­ras, sur votre gau­che vous trou­ve­rez une pan­carte en bois bran­lante indi­quant Playa Rin­con. Soyez vigi­lants, elle est vrai­ment petite la pan­carte Quit­tez la route et pre­nez la piste. Si vous êtes en voi­ture, pen­dant la sai­son des pluies, fai­tes demi tour, c’est plus pru­dent. De toute façon vous n’irez guère plus loin. Pen­dant la sai­son sèche, faî­tes aussi demi tour, le châs­sis de votre voi­ture ne résis­tera pas. Rayon bagnole, une petite pré­ci­sion, le 4X4 vous pre­nez un vrai engin 4 roues motri­ces, pas les trucs dans les­quels les tou­ris­tes se bala­dent. Du Toyota.

Une fois enga­gés, vous ferez 5 à 6 kilo­mè­tres en pre­mière, dans le genre plu­tôt sca­breux. Cer­tains pas­sa­ges sont très très pen­tus, sans par­ler d’un rio (rivière) que l’on tra­verse à gué. Si vous croi­sez des locaux à pied, pre­nez-les en charge, ils vont au même endroit que vous.

Après ces quel­ques kilo­mè­tres vous arri­ve­rez à une espèce de vil­lage fait de bico­ques en plan­ches. Nor­ma­le­ment vos autos stop­peurs des­cen­dent là. Ensuite, vous sui­vez la piste par la droite du vil­lage. Encore un détail, après le vil­lage, la piste ne per­mets plus le croi­se­ment de deux véhi­cu­les, déjà qu’avant c’est vrai­ment pas sim­ple, mais après, c’est infai­sa­ble. Une seule solu­tion, mar­che arrière toute. Si le véhi­cule adverse est con­duit par des autoch­to­nes, l’usage et la bien­séance com­man­dent que ce soit le gringo qui fasse demi-tour…. Au bout de quel­ques cen­tai­nes de mètres d’avan­cées, d’arrêts, de sor­ties du véhi­cu­les pour trou­ver la bonne ornière, vous débou­che­rez dans une coco­te­raie, encore quel­ques cen­tai­nes de mètres, et là vous vous garez, et là, vous en pre­nez plein les yeux. Une plage fer­mée en demi-cer­cle de 5 kilo­mè­tres, bor­dée de coco­tiers, d’aman­diers, vierge de toute cons­truc­tion. Impos­si­ble de ne pas faire trem­pette dans cette incroya­ble variété de bleus. La plage est con­si­dé­rée comme fai­sant par­tie des 10 plus bel­les de la pla­nète…. Pour ceux (cel­les) que le sel sur la peau dérange, vous remon­tez la playa par la gau­che, jusqu’à une pis­cine natu­relle d’eau douce qui est le ter­rain de jeu des gamins du vil­lage. Pas la peine de pré­ci­ser que vous serez l’attrac­tion. Si vous y êtes en fin d’après midi, atten­dez le retour des pécheurs, ache­tez votre pois­son (ce fût thon banane pour nous) et ren­trez chez vous. Avant la nuit de pré­fé­rence. Cou­cher du soleil à 18h sous les tro­pi­ques…..

Ne soyez pas inquiet, si je vous file ce tuyau, c’est qu’il m’en reste d’autres sous le coude que je me garde.

Ps : si vous avez faim, arrê­tez-vous au vil­lage, des dames au bord de la piste, ven­dent de fan­tas­ti­ques gâteaux à la noix de coco, cuits au feu de bois.

Article modifié le mardi 29 novembre 2011, 08:41

Auteur: Bernard Horschler

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read more ·  03 février 2011, 17:17

always something nice to read on this blog

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