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John Castegnaro

Il a un nom d’acteur de cinéma amé­ri­cain, il en a aussi la tron­che. Le style de film qu’il aurait pu faire? Soyons hon­nê­tes, peut-être pas les rôles d’intel­lec­tuels tor­tu­rés, non, mais les films d’action, oui, sans aucun doute. Car John Cas­te­gnaro est d’abord un homme d’action. Il le reven­di­que et l’a lar­ge­ment prouvé au cours de ces cin­quante der­niè­res années. Cin­quante ans où il a pro­fon­dé­ment mar­qué de son empreinte le pay­sage syn­di­cal luxem­bour­geois. Entre­tien.

John CastegnaroSi je ne me trompe pas, vous avez com­mencé votre enga­ge­ment syn­di­cal très tôt?

J’ai com­mencé à m’enga­ger en 1960, à l’âge de 15 ans.

Ma pre­mière ques­tion sera de vous deman­der qu’est-ce qui pousse un gamin de 15 ans à se pré­sen­ter afin de défen­dre ses col­lè­gues de tra­vail?

Peut-être était-ce dans mes gènes. Plus sérieu­se­ment, en regar­dant mon his­toire per­son­nelle, je dois dire que mon père est décédé en 1951, suite à un acci­dent de tra­vail dans la sidé­rur­gie. Nous étions 3 enfants à la mai­son. Nous avons donc connu des situa­tions dif­fi­ci­les. Ce con­texte m’a cer­tai­ne­ment donné l’envie d’aider, de chan­ger l’ordre des cho­ses. En effet, depuis ma plus ten­dre jeu­nesse, je me suis investi dans le béné­vo­lat, que ce soit comme scout ou auprès des secou­ris­tes de la Croix Rouge. Quand je suis entré dans la sidé­rur­gie à Dif­fer­dange, pour appren­dre un métier (je suis ajus­teur méca­ni­cien de pro­fes­sion), je me suis natu­rel­le­ment engagé dans le mou­ve­ment syn­di­cal, et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans celui de la jeu­nesse syn­di­cale. A l’épo­que on pou­vait se faire élire délé­gué des jeu­nes, je me suis pré­senté et j’ai été élu. A la fin de mon appren­tis­sage, le syn­di­cat des ouvriers cher­chait un jeune pour exer­cer les fonc­tions d’aide secré­taire pour la région Cen­tre Nord. J’ai passé des exa­mens. A 18 ans, je com­men­çais ma car­rière en tant que per­ma­nent syn­di­cal, dans une région que je con­nais­sais peu, puis­que j’habi­tais à Dif­fer­dange. Ensuite, en1966, je suis devenu secré­taire de cir­cons­crip­tion et secré­taire cen­tral et res­pon­sa­ble de négo­cia­tion col­lec­tive en 1969. En 1974 j’ai été élu au bureau exé­cu­tif, je suis devenu secré­taire géné­ral en 1976 de la LAV (Fédé­ra­tion des ouvriers du Luxem­bourg). L’OGB-L a ensuite été créé en 1979.

Si demain un jeune mili­tant venait vous deman­der des con­seils, que pour­riez-vous lui don­ner comme con­seils ou mises en garde con­cer­nant un enga­ge­ment syn­di­cal, ou poli­ti­que au sens large?

Je fais une dif­fé­rence entre l’enga­ge­ment syn­di­cal et l’enga­ge­ment poli­ti­que au sens large. Per­son­nel­le­ment, j’ai opté clai­re­ment pour le syn­di­ca­lisme, beau­coup plus tard pour la poli­ti­que. Ce que je pour­rais lui dire? Il est abso­lu­ment néces­saire de s’inté­res­ser aux pro­blè­mes et de sou­te­nir tous les mou­ve­ments qui per­met­tent d’avan­cer et qui sont por­teurs d’amé­lio­ra­tions.

A la ques­tion, pour­quoi se syn­di­quer, êtes-vous d’accord avec la posi­tion qui con­siste à dire qu’il faut un con­tre-pou­voir?

Oui, le syn­di­cat repré­sente un con­tre-pou­voir, mais je le vois d’abord et sur­tout comme un par­te­naire, d’autant qu’au Luxem­bourg, nous som­mes dans une con­fi­gu­ra­tion de dia­lo­gue per­ma­nent. Mais si on veut réus­sir ce dia­lo­gue, on doit pou­voir dis­po­ser d’une orga­ni­sa­tion forte et repré­sen­ta­tive. Une fois cette con­di­tion rem­plie, elle pourra être un par­te­naire fia­ble en mesure de peser véri­ta­ble­ment sur les négo­cia­tions avec les patrons et les poli­ti­ques. C’est la ques­tion des rap­ports de force. Un syn­di­cat fort est un par­te­naire reconnu et redouté

Si vous per­met­tez, nous allons nous inté­res­ser à la poli­ti­que, car quand on regarde votre par­cours, il me sem­ble que vous êtes un exem­ple illus­trant ce qu’était la social-démo­cra­tie euro­péenne, à savoir un enga­ge­ment syn­di­cal, suivi d’un enga­ge­ment poli­ti­que au sein d’un parti socia­liste.

Je suis entré en même temps au syn­di­cat et au parti socia­liste. J’ai même milité dans les jeu­nes­ses socia­lis­tes où j’ai été pré­si­dent pour une courte durée, mais, éli­miné par des agis­se­ments dou­teux ; ce qui m’a amené à pren­dre mes dis­tan­ces et à réflé­chir et à recher­cher des règles du jeu dif­fé­ren­tes.

Accep­tez-vous le terme social-démo­crate?

Je n’ai jamais véri­ta­ble­ment joué sur ces mots-là. A l’épo­que, le parti et le syn­di­cat étaient très liés, très pro­ches, car les fon­da­teurs du syn­di­cat étaient les mêmes per­son­nes qui avaient créé le syn­di­cat. Un des rôles du syn­di­cat, à l’épo­que, était d’aider le parti pour les élec­tions et ser­vir en quel­que sorte, de cour­roie de trans­mis­sion. C’était un peu le sys­tème com­mu­niste. Mais une de mes actions a jus­te­ment été de chan­ger cet état de fait et de don­ner son indé­pen­dance au syn­di­cat.

Pour en reve­nir à la social-démo­cra­tie, la doc­trine était de démon­trer qu’on pou­vait réfor­mer la société, tout en gar­dant les méca­nis­mes du mar­ché. Je parle à l’impar­fait, car je pense que la social-démo­cra­tie est arri­vée à un point de non retour puis­que le nom­bre de chô­meurs, d’exclus, ne cesse d’aug­men­ter, et ce, dans tous les pays d’Europe. Elle n’a donc pas trouvé la ou les solu­tions qui per­met­traient de régler ces pro­blè­mes. Est-ce que vous êtes d’accord avec cette ana­lyse?

Je trouve l’ana­lyse un peu trop facile. Nos socié­tés occi­den­ta­les ont, il y a 20 ans, connu une rup­ture. La chute du mur de Ber­lin a signé la chute, la faillite, la ban­que­route d’un sys­tème qui se disait com­mu­niste. Le capi­ta­lisme, ou plu­tôt le néo-libé­ra­lisme, s’est retrouvé comme la seule idéo­lo­gie, l’idéo­lo­gie gagnante de cet affron­te­ment. Il n’y avait donc plus d’alter­na­ti­ves. Tous les par­tis poli­ti­ques, et pas seu­le­ment la social-démo­cra­tie, ont eu des dif­fi­cul­tés à s’adap­ter, à se posi­tion­ner face à ce chan­ge­ment. Et plus par­ti­cu­liè­re­ment, ceux qui béné­fi­ciaient d’une base popu­laire (Volks­par­tei).

Le capi­ta­lisme n’avait donc plus de limi­tes, qu’elles soient géo­gra­phi­ques ou poli­ti­ques?

Exac­te­ment, et là, disons que la crise finan­cière et éco­no­mi­que arri­vera peut-être à remé­dier et à faire réflé­chir au fait que l’on ne peut pas lais­ser se déve­lop­per des pra­ti­ques comme elles ont pu se déve­lop­per.

Je vou­drais reve­nir, si vous vou­lez, sur le moment où l’OGBL s’impli­que dans OPE. Qu’est-ce qui fait qu’un syn­di­cat prenne ce type de res­pon­sa­bi­li­tés et était-ce facile de mobi­li­ser et de con­vain­cre les gens au sein de l’OGB-L?

En tant que syn­di­ca­liste, je me suis tou­jours battu pour le plein emploi, et j’étais d’avis que l’Etat doit assu­mer ses res­pon­sa­bi­li­tés Le Luxem­bourg, jusqu’à la crise de 1975, a tou­jours connu le plein emploi. For­cé­ment, à cette épo­que, nous avons dû réflé­chir et pro­po­ser des alter­na­ti­ves afin d’évi­ter le pire, d’où l’idée de créer une ins­ti­tu­tion, la tri­par­tite natio­nale (1977), pour ensuite pou­voir créer des tri­par­ti­tes sec­to­riel­les. Le prin­cipe était de créer une espèce de corps de pom­piers qui puisse don­ner des répon­ses rapi­des et ainsi évi­ter l’enli­se­ment face à une situa­tion pou­vant débou­cher sur un chô­mage de masse. Nous avons donc pro­posé un plan d’action pour le réta­blis­se­ment de la crois­sance éco­no­mi­que et de plein emploi. Nous avons tra­vaillé de jan­vier à octo­bre 1977 sur le docu­ment. Qui a servi de base au futur pro­jet de loi A la suite, il y eu la loi (24/12/77) sur l’ins­tau­ra­tion du comité de coor­di­na­tion tri­par­tite et d’autres lois pour la met­tre en pra­ti­que. Il nous fal­lait un outil. Dans ce con­texte, la tri­par­tite sidé­rur­gi­que s’est occu­pée de la sidé­rur­gie, avec le résul­tat, je l’ai encore rap­pelé der­niè­re­ment, d’avoir main­tenu l’emploi dans ce sec­teur. Ceci dit, même avec les moyens mis en place, nous avons cons­taté que nous n’arri­vions pas à cette situa­tion de plein emploi recher­ché. En 1984, l’ASJ s’est cons­ti­tuée. Elle s’occu­pait prin­ci­pa­le­ment des jeu­nes. J’ai trouvé que c’était une bonne idée, et dans un pre­mier temps, déci­sion a été prise de finan­cer le poste d’un col­la­bo­ra­teur. En 1994, lors du 10ème anni­ver­saire de l’ASJ, avec Nico­las Eick­mann et Romain Bie­ver, l’idée nous est venue de créer une struc­ture ouverte à tous, hors des struc­tu­res gou­ver­ne­men­ta­les, afin de réta­blir le plein emploi, et qui ne s’occu­pe­rait plus exclu­si­ve­ment des jeu­nes. Romain Bie­ver et Romain Bins­feld ont donc été char­gés d’éla­bo­rer un pre­mier pro­jet pour le con­grès de décem­bre. J’ai donc pro­posé à l’OGB-L de créer avec l’ASJ une asso­cia­tion. Per­sonne ne s’est véri­ta­ble­ment opposé, mais je sais aussi que cer­tains n’étaient pas vrai­ment d’accord.

Pour­quoi?

Parce que cer­tains pen­saient que c’était le rôle de l’Etat et seu­le­ment de l’Etat. C’était un juge­ment d’atti­tude radi­cale. Comme j’étais une per­son­na­lité assez forte, avec l’appui d’une grande cen­trale syn­di­cale per­sonne n’a véri­ta­ble­ment essayé de me con­tre­dire.

Ça veut dire quoi, une per­son­na­lité assez forte?

(Sou­ri­res) Je vois où vous vou­lez en venir avec votre ques­tion, je ne suis pas un dic­ta­teur, je suis beau­coup trop démo­crate.

A ce pro­pos, j’ai fait ma petite enquête sur vous, et le moins que l’on puisse dire, c’est que vous ne lais­sez pas indif­fé­rent. Soit, on est pour ou on est con­tre. C’est sur­pre­nant, car un homme poli­ti­que est en règle géné­rale une per­son­na­lité bien sou­vent assez lisse, qui cher­che à ne pas déplaire.

Mes 5 années de poli­ti­que m’ont démon­tré que la pra­ti­que poli­ti­que ne me con­vient pas, car je reste fon­da­men­ta­le­ment un homme d’action, cer­tes des fois un peu impa­tient, mais quand on déve­loppe une idée, il faut la met­tre en pra­ti­que, sur­tout quand on veut aider, et ceci au plus vite.

Pour­tant les élec­teurs repro­chent sou­vent aux hom­mes poli­ti­ques leur dif­fi­culté à agir de façon con­crète…

Je sais, mais la poli­ti­que n’est pas faite pour ça. Les règles du jeu de la poli­ti­que sont très sim­ples. Elles sont mal­heu­reu­se­ment le con­traire de ce que dit la cons­ti­tu­tion. Le par­le­ment est l’ins­ti­tu­tion la plus impor­tante, c’est lui qui décide. En réa­lité, c’est l’exé­cu­tif, le gou­ver­ne­ment qui décide, qui dit à la majo­rité par­le­men­taire ce qu’elle doit faire et ce qu’elle ne doit pas faire.

C’est le gou­ver­ne­ment qui dit ou le par­le­ment qui se laisse dire?

Je vous laisse juge de votre ques­tion. Pour en reve­nir à OPE, à un moment j’ai dit, assez de lamen­ta­tions, agis­sons, sur le niveau qui est le nôtre! Je me suis donc appuyé, au niveau de la réflexion, sur la DAC (divi­sion anti crise de la sidé­rur­gie, 1975), et essayé de l’appli­quer sur un plan natio­nal. Le but était d’offrir la pos­si­bi­lité aux gens de tra­vailler, de se for­mer, et ainsi leur don­ner un tra­vail, une rai­son de vivre, une fierté.

Pour­quoi, à votre avis, ce type d’ini­tia­ti­ves n’a pas pu se créer dans d’autres pays euro­péens?

On me répond tou­jours la même chose: Oui, le Luxem­bourg est un petit pays, c’est facile de créer une tri­par­tite, un dia­lo­gue social, et puis, il y a de l’argent. Mais tout ceci, est tou­jours une ques­tion de rap­port de force.

Oui, mais en dehors de la taille du pays?

Je ne sais pas. En tout cas, même au Luxem­bourg, il faut de la volonté.

On ne peut pas dire que ce soit de vrais argu­ments. Man­que de cha­risme, de volonté de ces per­son­nes?

Cela n’est pas à moi de juger.

A 20 ans, est ce que vous auriez pu ima­gi­ner le par­cours que vous avez eu ?

Non, à aucun moment. Mais l’enga­ge­ment est une notion très impor­tante pour moi. Que ce soit dans les pre­miè­res années ou après, il y avait le syn­di­cat et ma famille, rien d’autre; je n’ai jamais pensé car­rière. Mais les cri­ses m’ont peut-être per­mis de me révé­ler, parce qu’en période de crise, il faut agir. Donc à ce titre, le con­texte de crise m’a été peut-être plus favo­ra­ble qu’à d’autres, en ce sens qu’il m’a per­mis de me for­mer et de me révé­ler. Quel­que part, ces cri­ses m’ont formé.

Si vous deviez don­ner un con­seil à un jeune qui s’engage dans le syn­di­ca­lisme, vous lui diriez, je vous cite: De la dis­cus­sion jaillit la lumière, il faut être un fana­ti­que du dia­lo­gue, dans un rap­port de force égal.

Oui. Tout à fait.

Est-ce qu’il y a encore beau­coup de gens qui ont de vraies con­vic­tions?

Je pense que oui.

For­tes, je parle…

Ce n’est pas à moi de juger.

On peut se poser la ques­tion, non?

Bien sûr.

Il y a 30 ou 40 ans, le syn­di­ca­lisme c’était d’abord un enga­ge­ment et des con­vic­tions. On peut main­te­nant aper­ce­voir quel­ques glis­se­ments où le syn­di­ca­lisme, pour cer­tains, peut aussi ser­vir de trem­plin.

Oui, c’est sûr, pour cer­tains, il peut s’agir d’un trem­plin. Je ne l’ai jamais conçu comme cela. J’aurais pu être minis­tre en 1984, on me l’a pro­posé, mais j’ai refusé. Pour­quoi? Tout sim­ple­ment parce que l’OGB-L venait d’être créée depuis 5 ans, et je ne me voyais pas aban­don­ner mes res­pon­sa­bi­li­tés, mes enga­ge­ments, même pour un poste de minis­tre. Pour plai­san­ter, je dirais que je suis un syn­di­ca­liste pur sang, et j’ai tou­jours con­si­déré que la pré­si­dence de l’OGBL était équi­va­lente à un poste de minis­tre.

Est-ce que vous êtes encore nom­breux de cette espèce de pur sang?

(Sou­ri­res) Je ne peux pas en juger, mais le monde a changé, c’est vrai.

L’éco­no­mie soli­daire dans 10 ans?

Quand on a com­mencé, en ce qui me con­cerne, je n’avais pas cons­cience de faire de l’éco­no­mie soli­daire, en tout cas de ce que pour­rait, de ce que devrait être l’éco­no­mie soli­daire. Au départ, nous étions, une ini­tia­tive pour l’emploi, ce que nous som­mes encore pour une large part. Nous essayons de fonc­tion­ner de plus en plus comme une struc­ture de l’éco­no­mie soli­daire, avec la recher­che d’une auto­no­mie finan­cière. Ce qui est sûr, c’est qu’on a fait des pas de géants, et peut-être plus vite que nous l’espé­rions. Mais nous devrons gar­der une part de finan­ce­ments publics.

Nous arri­vons à la fin de notre entre­tien, vou­lez-vous ajou­ter ou pré­ci­ser vos pro­pos?

Non.

Dans ce cas, je vous pro­pose, si vous le vou­lez bien, de répon­dre au ques­tion­naire de Ber­nard Pivot:

1. Votre mot pré­féré?

Réus­sir. Dans le sens où la réus­site per­met d’aller au bout de ses idées et con­vic­tions.

2. Le mot que vous détes­tez?

Echec.

3. Votre dro­gue favo­rite?

Une bière.

4. Le son, le bruit, que vous aimez?

L’eupho­rie.

5. Le son, le bruit, que vous détes­tez?

Les lamen­ta­tions.

6. Votre juron, gros mot ou blas­phème favori?

Je n’en ai pas.

7. Homme ou femme pour illus­trer un nou­veau billet de ban­que?

Ma femme? Non, je plai­sante, je n’ai pas d’idée.

8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire?

Aucune idée.

9. La plante, l’arbre, ou l’ani­mal dans lequel vous aime­riez être réin­carné?

Je ne crois pas en la réin­car­na­tion

10. Si Dieu existe, qu’aime­riez-vous après votre mort, l’enten­dre dire?

T’as fais ton bou­lot.

Auteur: Bernard Horschler

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site ·  07 février 2011, 00:08

nice blog, good stuff

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