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Kachkéis, Bouneschlupp, Quetschekraut a ….Simon's Béier

Luxem­bour­geois de sou­che, de deux géné­ra­tions au moins, abs­te­nez-vous de ce qui suit, vous aurez trop envie de retour­ner au “Stam­mi­net” où vous avez eu les mêmes sujets de con­ver­sa­tion avec les habi­tués hier soir. Non que j’accuse les Luxem­bour­geois de trop traî­ner dans les bis­trots, notre titre de cham­pions de con­som­ma­tion de bière, vin, ciga­ret­tes et café…les sta­tions d’essence et leur mini super mar­chés fron­ta­liers s’en char­gent. Le taux de sui­cide, par con­tre, c’est nous seuls.

Mais ce n’est sûre­ment pas à cause de nos Mett­wur­scht. Ouf, j’ai trouvé autre chose que le “Thü­rin­ger”, puisqu’on n’a plus le droit d’uti­li­ser ce terme pour nos “Grill­wur­scht”. Ah, ces alle­mands…

lux FlagBref, espé­rons que tous les Mathias “dits Mett” de chez nous, ne reven­di­quent pas le nom de cette sau­cisse qui porte leur nom. Mais au fait, je suis végé­ta­rienne, donc, à priori pas con­cer­née. Je suis aussi luxem­bour­geoise, donc à priori riche, à ten­dance sui­ci­daire, au moins tri­lin­gue, j’ai depuis peu, deux dra­peaux natio­naux grâce à Fränk et Ändy et je vis dans un para­dis fis­cal qui me rem­bourse cha­que année plu­sieurs cen­tai­nes d’euros d’impôts que j’ai payés, parce que…ben oui, on ne prête qu’aux riches, donc je suis endet­tée. Oui, pour ache­ter un bien immo­bi­lier et aller appren­dre autre chose que trois lan­gues, il faut par­tir à l’uni­ver­sité, et emprun­ter de l’argent, preuve que je ne suis pas toute jeune non plus, c’était avant Uni.lu qui per­met aux luxem­bour­geois de res­ter chez Papa Maman et faire ses échan­ges inter cul­tu­rels à Wal­fer­dange.

Non, ce n’est pas une cri­ti­que ni un déni­gre­ment de l’impor­tance d’avoir des for­ma­tions uni­ver­si­tai­res de qua­lité dans notre pays, mais ceux qui sont pas­sés comme moi par Stras­bourg et/ou Bruxel­les dans les années ‘90 com­pren­dront. Par­lant de Bruxel­les et de ses choux, nos chou­chou­tes à nous, c’est la “Gëlle Fra”, “la men­diante” de la place Clair­fon­taine et la “Nana” de Nikki de ‘95. Quelle année! Je ne voyais même plus le numéro du bus que je devais pren­dre pour aller à Bla­schette, mon chez moi, tel­le­ment il y avait de dra­peaux pour pro­mou­voir la capi­tale de la cul­ture. Non je rigole, j’avais bien sûr une voi­ture déjà à l’épo­que, j’avais 19 ans quand-même! Et ras­su­rez-vous, je n’habite plus à Bla­schette, mais à Howald. J’aurais pré­féré Belair, ça le fait, mais ma sœur y était déjà alors il fal­lait inno­ver…. Bla­schette est main­te­nant un vil­lage dont les caba­nes de jar­din ont la taille de la mai­son de mes parents et je crois que les famil­les inces­tueu­ses de mon enfance ont tou­tes été vic­ti­mes de la dégé­né­res­cence eugé­niste. Là au moins c’est sûr que le terme ne sera pas reven­di­qué par les Eugène.

Mais ce n’est pas du tout ce que vou­lais dire. Je dois cons­ta­ter que mes col­lè­gues avaient rai­son. Lors d’une réu­nion, l’un d’entre eux a expli­qué qu’il faut tou­jours com­men­cer son texte par sa con­clu­sion, l’autre col­lè­gue a dit qu’il faut avant toute chose faire un plan. Je con­clus donc, en plein milieu de ce petit texte, que je n’ai pas de plan. Voyons où ça nous mène, si vous le vou­lez bien.

Au fait, tout a com­mencé à l’uni­ver­sité. Les gens ne com­pre­naient pas qui étaient ces luxem­bour­geois, s’éton­naient que le Luxem­bourg ne soit pas une région alle­mande- mir wëlle bléiwe waat mer sin- on ne sait pas quoi, pas alle­mands dans les années ‘40 en tout cas. Et puis on a retrouvé la “Gëlle Fra”, on l’a mise en clo­que en 2001, pres­que aussi grosse que la “Nana”…aujourd’hui on polé­mi­que sur son voyage à Shan­ghai. Même les “Deckkäpp” ont fait une trêve de bla­gues xéno­pho­bes pour en par­ler. Oui, j’écoute RTL pour les “Traf­fic Info” et pour rêver de “Car­glass fléckt Glas, Car­glass ersetzt”. Mais c’est le débat sur l’iden­tité, même pas front-natio­nale en France, qui m’a fait remar­quer que j’aime mon pays tel qu’il est, que je ne remar­que même pas que je suis entou­rée de gens qui ne le con­nais­sent que peu (tou­tes natio­na­li­tés con­fon­dues), qu’à l’école pri­maire déjà il me sem­blait nor­mal de par­ta­ger les bancs avec Fer­nando, Car­los, Vla­di­mir et Selma. Je n’y com­prends rien à la fis­ca­lité, para­dis fis­cal ne veut rien dire pour moi. “La boîte noire” de Denis Robert, acheté, jamais lu de peur d’ouvrir la boîte de Pan­dore. Non pas Andorre. C’est un para­dis fis­cal plein de riches ça! J’aime Bla­schette, j’aime le Lycée des Gar­çons au Lim­perts­berg, j’aime le Kach­kéis (avec de la mou­tarde de Dijon quand-même), j’aime la peti­tesse de mon pays, la proxi­mité de mon épi­cier ita­lien qui n’est jamais ouvert en dehors de mes heu­res de bureau ; les retrai­tés de mon immeu­ble qui fer­ment la porte à clé, ne serait-ce que pour aller dans leur boîte pos­tale cher­cher le der­nier “Gemen­ge­buet” ; j’aime regar­der les fron­ta­liers seuls dans leurs voi­tu­res dans l’embou­teillage vers Luxem­bourg (je leur fais même par­fois des cou­cou en allant au tra­vail dans le sud du pays) ; j’aime les luxem­bour­geois qui reven­di­quent l’usage de la lan­gue luxem­bour­geoise au quo­ti­dien (pas le jour­nal) ; j’aime les “immi­grés” qui aiment mon pays, et ma “Bou­nes­chlupp”, sans lard, ni autre cochon­ne­rie, pas façon Léa Lins­ter, a quand même du suc­cès auprès de mon man­geur belge, va!

Ech sin dofir, mir ass et egal… on est même dans la For­mule 1 main­te­nant, pas avec un Luxem­bour­geois de sou­che, enfin je pense, Gérard Lopez quand-même, mais on s’en fout, on s’est bien van­tés avec Marc Girar­delli (Roude Léiw, huel se…), et en plus Schumi est de retour. Alles ass gudd!

Pour d’autres his­toi­res d’amour: www.myfost.com

Article modifié le vendredi 07 mai 2010, 09:30

Auteur: Véronique Medinger

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Falete ·  21 septembre 2010, 21:55

Hello! How i may contact the administrator of a site? I have a question.

diana ·  12 octobre 2010, 15:26

thank you very much!

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