Bien être au travail : la fable du pharaon et du communiste ?
Publié le mercredi 10 mars 2010, 13:06 - Monde - Lien permanent
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C’est un fait que cette notion, ce concept semble faire recette ces derniers temps. L’entreprise, dans sa grande générosité se soucierait donc du bien être de ses salariés. Pourquoi ? Par philanthropie ? Pour une question d’image ? Ou tout simplement, parce qu’un salarié heureux est un salarié plus productif.
Que recouvre, cette notion de bien être ?
Car à y regarder de plus près, cela dépend d’abord de qui en parle, et à qu’elle place, il se trouve. Quand un décideur, un manageur introduit le concept, il introduit un concept collectif. Il s’agit du bien être de ses salariés, dans sa globalité. Mais le bien être, vu du salarié, se résume aussi à < l’être bien> de l’individu. Nous sommes donc, dans une vision personnelle.
Le bien être collectif, doit donc, en théorie, promouvoir et favoriser l’ <être bien> individuel. Le postulat de départ serait donc, qu’il suffit de créer les conditions, pour que <l’être bien> individuel puisse s’épanouir. Ne serions nous pas dans une logique totalitaire ? La question est provocatrice, mais mérite d’être posée.
Rappelez vous, l’Union soviétique, tout était fait ; toutes les conditions avaient été, en théorie, mises en place, pour que les travailleurs soient heureux. Travail assuré, pas de chômage, logement, vacances, crèches, magasins d’entreprises, cantines, hôpitaux, écoles. C’était le paradis des travailleurs. On sait tous, quelle fût la teneur exacte de <ce paradis>.
Faut il pour autant brûler, ce < bien être au travail>, n’y voir que le dernier avatar, le dernier moyen trouvé, pour accroître la productivité ? Bien sûr que non. Mais le bien être au travail, ne se résume pas seulement à des plantes vertes, des aquariums, des musiques d’ambiance, ou à des espaces fumeurs. Pour se sentir bien, dans une entreprise, une structure, encore faut il y avoir une vraie place. Ce que l’on appelle la reconnaissance. Le bien être au travail passe également par l’instauration d’une véritable culture du dialogue, par une lisibilité, une visibilité, sur les objectifs, sur les investissements, les projets, bref, par une forme de démocratisation de la vie de la structure.
Et là, nous touchons inévitablement, aux pratiques managériales. Car, au-delà des effets d’annonce, des campagnes de communication, qu’elle est la réalité des entreprises de ce début du 21ème siècle ? En règle générale, toujours cette bonne vieille organisation pyramidale, avec un pharaon à sa tête.
Si votre boss, décide d’instaurer, ou de mettre en place, une politique du bien être dans votre entreprise, n’omettez pas de lui rappeler, que même si les pharaons décidaient de tout, leur fonction première était d’assurer l’harmonie entre les hommes et le ciel, afin de contribuer à assurer l’éternité de son peuple. Qu’on se le dise
Pour ceux que le sujet intéresse, direction Dudelange les 30 et 31 Mars 2010 (centre René Hartmann). forum2010.ope.lu
Article modifié le lundi 14 novembre 2011, 16:49




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