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Interview avec Romain Schneider, ministre délégué à l'économie solidaire

«Nous con­fé­rons à l’éco­no­mie soli­daire une nou­velle impor­tance. En la rat­ta­chant au Minis­tère de l’Eco­no­mie, nous lui don­nons une recon­nais­sance telle qu’elle n’en béné­fi­cie que dans peu de pays dans le monde. Par le fait qu’un minis­tre délé­gué en assume plei­ne­ment la charge, nous mon­trons que ce domaine poli­ti­que est essen­tiel à l’action du gou­ver­ne­ment.»
(décla­ra­tion gou­ver­ne­men­tale du 29 juillet 2009).
Lët­ze­buer­gesch - fran­çais - english

Romain Schneider Nous nous som­mes entre­te­nus avec Romain Sch­nei­der, Minis­tre délé­gué à l’éco­no­mie soli­daire, mais éga­le­ment Minis­tre de l’agri­cul­ture et des sports.
Quel posi­tion­ne­ment pour l’éco­no­mie soli­daire? Qu’est-ce qui est prévu dans le pro­gramme du gou­ver­ne­ment? Quelle feuille de route le minis­tre compte-t-il adop­ter?
Mais nous avons aussi voulu savoir qui est Romain Sch­nei­der…

M. Sch­nei­der, vous êtes un com­pa­gnon de route de lon­gue date de l’éco­no­mie soli­daire…
Quelle a été votre action poli­ti­que dans ce domaine?

Je fais de la poli­ti­que depuis long­temps, je con­nais donc bien la pro­blé­ma­ti­que de l’emploi. C’est éga­le­ment dû à mon acti­vité pro­fes­sion­nelle en tant que res­pon­sa­ble de l’ADEM à Wiltz (agence pour l’emploi) dès les années 1980 où j’ai eu à appli­quer des dis­po­si­tifs de remise au tra­vail de deman­deurs d’emploi dans des struc­tu­res de réin­ser­tion pro­fes­sion­nelle. C’est dans ce con­texte que j’ai par­ti­cipé à l’émer­gence de l’éco­no­mie soli­daire au Luxem­bourg. Mais je l’ai fait aussi dans la poli­ti­que locale et en tant que député depuis 2004. En 2000, avec OPE, nous avons créé à Wiltz l’asso­cia­tion CIGR Woltz+, qui s’est vite déve­lop­pée au-delà des limi­tes de notre com­mune et qui a enri­chi ce coin du Nord du pays avec des pro­jets per­ti­nents.





Quel­les con­vic­tions vous êtes-vous for­gées dans ce con­texte?

D’une cer­taine façon, nous avons été des pion­niers quand nous avons lancé le pro­jet en 2000. Depuis, le CIGR Woltz+ a mis en place une série de ser­vi­ces, les fameux «ser­vi­ces socio-éco­no­mi­ques», qui por­tent et trans­met­tent un cer­tain nom­bre de valeurs. Nous nous som­mes rapi­de­ment ren­dus compte qu’une situa­tion «win-win» (gagnant-gagnant) en avait émergé de fait. Gagnante pour la com­mune, pour les citoyens, mais éga­le­ment gagnante pour ceux qui étaient à la recher­che d’un emploi.

Au cours des négo­cia­tions de coa­li­tion entre votre parti le LSAP (socia­liste) et le CSV (chré­tien-démo­crate), quels ont été les élé­ments de con­sen­sus qui ont per­mis la créa­tion du res­sort “éco­no­mie soli­daire”?

Vous avez remar­qué que mon parti a con­sa­cré tout un volet de son pro­gramme élec­to­ral à l’éco­no­mie soli­daire. De notre point de vue, il s’agis­sait de pro­po­ser des solu­tions nou­vel­les dans le domaine de l’emploi. Nous nous som­mes donc retour­nés vers des expé­rien­ces d’ordre socio-éco­no­mi­que que nous con­nais­sions déjà. C’est ce qui nous a ame­nés à débat­tre sérieu­se­ment de l’éco­no­mie soli­daire. Mais je dois aussi saluer le tra­vail de Fran­çois Bilt­gen, Minis­tre du Tra­vail et de l’Emploi du pré­cé­dent gou­ver­ne­ment, qui s’est beau­coup investi dans le sec­teur des mesu­res pour l’emploi et, dans ce con­texte, éga­le­ment dans l’éco­no­mie soli­daire. Pour l’essen­tiel, son action a con­sisté à don­ner un cadre légal aux acteurs de la réin­ser­tion pro­fes­sion­nelle, sans avoir pu tou­te­fois la mener à son terme.
En ce qui con­cerne l’éco­no­mie soli­daire pro­pre­ment dite, le gou­ver­ne­ment con­si­dère dans son ensem­ble que ce sec­teur éco­no­mi­que mérite d’être reconnu et ren­forcé. Le sta­tut des entre­pri­ses de l’éco­no­mie soli­daire joue ici un rôle impor­tant, et cela dans le but d’éri­ger l’éco­no­mie soli­daire comme le troi­sième pilier éco­no­mi­que.

Le pro­gramme de coa­li­tion pré­voit pour l’éco­no­mie soli­daire:

  • Un sta­tut pro­pre aux entre­pri­ses de l’éco­no­mie soli­daire
  • Le finan­ce­ment de l’éco­no­mie soli­daire par un fonds spé­ci­fi­que
  • La régle­men­ta­tion des acti­vi­tés de l’éco­no­mie soli­daire

Quelle feuille de route comp­tez-vous pro­po­ser?

Ce sont à coup sûr des objec­tifs ambi­tieux, sur­tout parce que, comme je l’ai déjà dit, nous enten­dons recon­naî­tre l’éco­no­mie soli­daire comme la troi­sième com­po­sante de l’éco­no­mie. Mais il nous faut con­si­dé­rer l’éco­no­mie soli­daire comme fai­sant par­tie inté­grante de l’éco­no­mie et non pas la can­ton­ner à un sec­teur coupé des sec­teurs pri­vés et publics. C’est donc tout à fait logi­que de l’avoir incor­po­rée au minis­tère de l’éco­no­mie.
Je compte mener des négo­cia­tions avec les acteurs sur le ter­rain. Je con­si­dère que les solu­tions seront trou­vées dans le dia­lo­gue et j’entends que celle-ci soient pro­po­sées par tous ceux qui sont con­cer­nés par l’éco­no­mie soli­daire.

OPE a éla­boré, en col­la­bo­ra­tion avec Fran­çois Bilt­gen, un docu­ment inté­res­sant, le pro­jet AIC (asso­cia­tion d’inté­rêt col­lec­tif), qui pourra nous ser­vir de base pour les tra­vaux sur la forme juri­di­que des entre­pri­ses d’éco­no­mie soli­daire.

Il nous fau­dra aussi voter un bud­get pour le finan­ce­ment des acti­vi­tés d’éco­no­mie soli­daire. Et j’entends éga­le­ment tra­vailler de manière trans­ver­sale au sein du gou­ver­ne­ment, donc de ten­ter que d’autres minis­tè­res libè­rent des bud­gets de cofi­nan­ce­ment en faveur de l’éco­no­mie soli­daire, comme par exem­ple l’édu­ca­tion, l’envi­ron­ne­ment mais aussi la famille, pour ne citer que ceux-là.

En ce qui con­cerne le sta­tut, la ques­tion cen­trale n’est-elle pas “com­ment fait-on de l’éco­no­mie soli­daire?” plu­tôt que “quel­les acti­vi­tés appar­tien­nent-elles à l’éco­no­mie soli­daire?”

La réponse à cette ques­tion est dou­ble. Le docu­ment d’OPE sur l’AIC mon­tre que les for­mes juri­di­ques exis­tan­tes ne satis­font pas à l’ensem­ble des para­mè­tres qui nous per­met­traient de cons­truire un cadre cohé­rent pour l’éco­no­mie soli­daire.
L’éco­no­mie soli­daire ne peut être finan­cée par les seuls deniers publics. Nous devons donc favo­ri­ser des finan­ce­ments mix­tes public/privé qui soient trans­pa­rents. Cela signi­fie que l’éco­no­mie soli­daire doit éga­le­ment pro­duire des recet­tes.
La nou­velle forme juri­di­que devra per­met­tre de con­ju­guer des res­sour­ces com­mer­cia­les avec les “valeurs socio-éco­no­mi­ques” de l’éco­no­mie soli­daire. De cette façon, les entre­pri­ses de l’éco­no­mie soli­daire pour­ront jouer un vrai rôle dans l’éco­no­mie, comme par exem­ple par­ti­ci­per aux mar­chés publics. Nous pour­rons ainsi éva­cuer la ques­tion de la pré­ten­due con­cur­rence déloyale, par­fois évo­quée par le sec­teur privé, comme nous l’avons fait par ailleurs dans le cadre du pro­jet de loi 5144 (loi pour le réta­blis­se­ment du plein emploi) en ouvrant les finan­ce­ments de la réin­ser­tion pro­fes­sion­nelle aux sec­teur privé.
Au bout du compte, je pense qu’il s’agit de défi­nir un sta­tut juri­di­que, qui serait “semi-com­mer­cial” et qui inté­gre­rait ces fameu­ses “valeurs socio-juri­di­ques” dans sa logi­que de pro­fit.

Pou­vez-vous nous décrire ces valeurs socio-éco­no­mi­ques?

L’éco­no­mie ne se limite pas à la recher­che du pro­fit, donc aux seuls pro­fits mesu­ra­bles au moyen de la mon­naie. Il existe aussi des pro­duits por­teurs de valeurs socio-éco­no­mi­ques pour les­quels l’éta­lon moné­taire s’avère insuf­fi­sant pour en mesu­rer le poids éco­no­mi­que. Pre­nons l’exem­ple d’un ser­vice de proxi­mité qui pro­pose de déblayer la neige chez les per­son­nes âgées (eh oui, un vrai besoin chez-nous dans le Nord). Les per­son­nes âgées s’ins­cri­vent et on déblayera la neige devant leur porte. Mais l’uti­lité de ce ser­vice ne s’arrête pas là. Il éta­blit du con­tact social et de voi­si­nage et il con­tri­bue à l’auto­no­mie des per­son­nes âgées dans leurs foyers. Des acci­dents peu­vent être évi­tés, ce qui est béné­fi­que à la sécu­rité sociale. Les ser­vi­ces de proxi­mité jouent ce rôle social et de voi­si­nage essen­tiel, qui con­siste à «s’occu­per» de nos aînés et de faire le lien, si besoin est, avec d’autres acteurs sociaux et de santé. Ils com­bat­tent l’iso­le­ment des per­son­nes âgées et a un effet pré­ven­tif. Je pense qu’ils con­tri­buent à limi­ter cer­tai­nes dépen­ses, même s’il est dif­fi­cile de mesu­rer ce béné­fice finan­cier.

Com­ment l’éco­no­mie soli­daire s’est implan­tée au Luxem­bourg? Avec quel­les thé­ma­ti­ques ? Et com­ment s’est déve­loppé ?

La situa­tion actuelle est née des poli­ti­ques de lutte con­tre le chô­mage dans les années 80. Des entre­pri­ses de réin­ser­tion pro­fes­sion­nelle ont vu le jour dès cette épo­que. Si je me réfère à l’exem­ple du réseau OPE, je dois tou­te­fois cons­ta­ter que l’éco­no­mie soli­daire s’est impo­sée par sa pro­duc­tion de biens et ser­vi­ces. Des pro­jets et ser­vi­ces à carac­tère pérenne se sont impo­sés dans les com­mu­nes par­te­nai­res du réseau OPE, comme des ser­vi­ces de proxi­mité, des pro­jets d’envi­ron­ne­ment, des cyber­ca­fés (Inter­nets­tuf­fen), etc. Aujourd’hui, les col­lec­ti­vi­tés loca­les ne sau­raient plus se pas­ser de ces ser­vi­ces. Avec le temps, d’autres acteurs ont pro­posé des pro­jets simi­lai­res, ce qui fait que le Luxem­bourg dis­pose aujourd’hui d’une plé­thore de ces ser­vi­ces qui pour moi relè­vent de l’éco­no­mie soli­daire. C’est ce cons­tat qui a con­duit le nou­veau gou­ver­ne­ment à doter l’éco­no­mie soli­daire de la recon­nais­sance qui lui revient.

Il faut donc péren­ni­ser l’éco­no­mie soli­daire. Ne pen­sez-vous pas que cela passe aussi par une poli­ti­que de recher­che sou­te­nue, par exem­ple par la créa­tion d’un cen­tre de recher­che pour l’éco­no­mie soli­daire?

Si nous posons la ques­tion de l’ancrage de l’éco­no­mie soli­daire, alors il nous faut abor­der moyens à mobi­li­ser pour y arri­ver. La recher­che est cer­tai­ne­ment un de ces moyens. Je pense que la pré­ser­va­tion et le ren­for­ce­ment de la cohé­sion sociale cons­ti­tue un objec­tif géné­ri­que de la recher­che dans le cadre de l’éco­no­mie soli­daire. Cela passe cer­tai­ne­ment par de la recher­che sur des for­mes éco­no­mi­ques alter­na­ti­ves, de modè­les de struc­tu­ra­tion de l’éco­no­mie soli­daire, mais éga­le­ment par l’édu­ca­tion du citoyen, sur ce que signi­fie l’éco­no­mie soli­daire mais aussi la cohé­sion sociale. L’éco­no­mie soli­daire devra aussi être ren­for­cée dans son carac­tère trans­ver­sal.

Vous déte­nez aussi les res­sorts des sports et de l’agri­cul­ture. Le «savoir-faire» de l’éco­no­mie soli­daire peut-il influen­cer ces deux res­sorts impor­tants?

Très cer­tai­ne­ment. L’agri­cul­ture par une pro­duc­tion alter­na­tive et por­teuse de plus-value qua­li­ta­tive. Mais aussi par le déve­lop­pe­ment rural, ce qui pré­sup­pose la col­la­bo­ra­tion avec les com­mu­nes. Toute une série de ser­vi­ces et de réa­li­sa­tion d’éco­no­mie soli­daire qui ont pour fina­lité l’amé­lio­ra­tion du cadre de vie peu­vent être implan­tés.
Et il en va de même pour le sport, sur­tout au niveau de l’enga­ge­ment citoyen, donc aussi par le béné­vo­lat, dans des acti­vi­tés spor­ti­ves à carac­tère récréa­tif et édu­ca­tif.

Main­te­nant que le Luxem­bourg dis­pose d’un res­sort éco­no­mie soli­daire au niveau du gou­ver­ne­ment, ne doit-il pas sai­sir cette chance pour endos­ser le rôle lea­der dans ce domaine, sur­tout au niveau de l’Union Euro­péenne?

Le fait d’avoir „loca­li­sé“ l’éco­no­mie soli­daire dans le Minis­tère de l’éco­no­mie, et éga­le­ment d’avoir nommé un minis­tre délé­gué, cons­ti­tue une recon­nais­sance sub­stan­tielle de tra­vail des acteurs de ter­rain, dont beau­coup de béné­vo­les. Car c’est eux qui ont bâti ce sec­teur éco­no­mi­que.
Pour ce qui con­cerne le niveau euro­péen, il con­vient de pré­ci­ser que le Luxem­bourg est pour l’ins­tant le seul pays à s’être doté d’un pro­gramme gou­ver­ne­men­tal pour l’éco­no­mie soli­daire. De ce point de vue, notre pays peut être con­si­déré comme un modèle en Europe. Il est cer­tain que ce qui sera entre­pris au Luxem­bourg devra exer­cer de l’influence au niveau des ins­tan­ces et des pro­gram­mes euro­péens. Nous ne devons pas nous satis­faire des résul­tats actuels, mais sou­te­nir les acteurs de l’éco­no­mie soli­daire éga­le­ment au niveau euro­péen. Je sou­haite que nous arri­vions à des pro­po­si­tions et des résul­tats aussi vite que pos­si­ble, et je compte pour ce faire avec l’enga­ge­ment des tous les acteurs de l’éco­no­mie soli­daire.

M. Sch­nei­der, nous aime­rions savoir qui vous êtes…?
Quel­ques mots sur votre per­sonne…

J’ai 47 ans, je suis marié et j’ai deux enfants. Vous savez que je suis ori­gi­naire de Wiltz et que j’y vis. Je me suis engagé tôt au sein de LSAP, dès le début des années 80. Je suis issu d’une famille ouvrière, mon père était chauf­feur de poids lourds à la bras­se­rie Simon. Je vois l’enga­ge­ment poli­ti­que comme une chance de par­ti­ci­per à la con­cré­ti­sa­tion d’une série de valeurs qui me sont chè­res. Il s’agit de valeurs socia­les et soli­dai­res, de cel­les que l’on vit au jour le jour dans le milieu ouvrier.

…et sur votre car­rière en poli­ti­que?

Je peux résu­mer mon action poli­ti­que par quel­ques dates clé. J’ai été élu con­seiller com­mu­nal à Wiltz en 1994, mais j’ai siégé dans l’oppo­si­tion car nous avons perdu les élec­tions cette année-là. Puis j’ai été élu bourg­mes­tre de Wiltz en 2000, et pour la pre­mière fois député en 2004. J’ai accepté cette année-là le man­dat de secré­taire géné­ral du parti pour la cir­cons­crip­tion Nord. A l’issue des légis­la­ti­ves de juin der­nier, j’ai été réélu député et je suis minis­tre depuis le 23 juillet. Ce qui m’importe, c’est que notre parti repré­sente les qua­tre régions du pays à la Cham­bre des dépu­tés (par­le­ment). Et pour ce qui con­cerne l’action poli­ti­que, je milite pour que la poli­ti­que natio­nale ne perde pas le con­tact avec la réa­lité du ter­rain. Ceci passe par le dia­lo­gue sou­tenu avec les dif­fé­rents acteurs.

Vou­lez-vous nous par­ler de votre région, d’Eis­léck?

Je tiens beau­coup au Luxem­bourg et je ne pour­rais pas vivre long­temps dans un autre pays. Je trouve que c’est un beau pays, avec des pay­sa­ges dif­fé­rents et aussi les luxem­bour­geois…et j’ai une affec­tion par­ti­cu­lière pour d’Eis­léck (le Nord du pays). La nature y est belle et pré­sente pres­que par­tout. Chez moi, la nature est pra­ti­que­ment sur le pas de la porte. Nous avons aussi une offre cul­tu­relle bien four­nie et éta­lée sur toute l’année. Il en va de même pour les acti­vi­tés spor­ti­ves. Il est clair que, quand on me parle de ma région, mon cœur bat plus fort.

La poli­ti­que mise à part, quel est votre enga­ge­ment dans la société civile?

Vous devez savoir que j’ai joué long­temps au foot­ball, à Wiltz mais aussi dans l’équipe natio­nale, des cadets, les juniors en pas­sant par les espoirs jusqu’en sélec­tion A. J’ai aussi été pré­si­dent du FC Wiltz71, man­dat que j’ai d’ailleurs déposé quand j’ai accepté le res­sort des sports au gou­ver­ne­ment.
J’ai aussi été actif dans les mou­ve­ments de jeu­nesse, j’ai été notam­ment mem­bre de la mai­son des jeu­nes pen­dant de nom­breu­ses années et j’ai œuvré en faveur des per­son­nes han­di­ca­pées.
Et pour finir, je me suis engagé dans l’éco­no­mie soli­daire, notam­ment en tant que cofon­da­teur du CIGR Wiltz+.

Vos passe-temps dans votre vie pri­vée?

J’aime pas­ser du temps en famille. Ce sont des moments que j’appré­cie beau­coup. Je ne peux plus jouer au foot­ball, car on a dû m’opé­rer suite à une bles­sure. Mais je fais du vélo le week-end, quoiqu’à un niveau modeste.
J’aime voya­ger, mais plu­tôt des dépla­ce­ments courts, de trois ou qua­tre jours. J’aime visi­ter les gran­des vil­les comme par exem­ple Paris. Et j’aime aussi les excur­sions d’un jour au Luxem­bourg.

Vos défauts?

J’ai du mal à dire non.

Vos qua­li­tés?

Je suis quelqu’un qui cher­che les solu­tions dans le com­pro­mis. Je soi­gne la pré­pa­ra­tion et sur­tout, une qua­lité que j’ai acquise en pra­ti­quant le sport, je me bats et je fais preuve d’endu­rance dans mes com­bats.

Le ques­tion­naire de Ber­nard Pivot:

  1. Votre mot pré­féré ? Com­ment ça va?
  2. Le mot que vous détes­tez ? Non
  3. Votre dro­gue favo­rite ? La bière
  4. Le son, le bruit que vous aimez ? La musi­que
  5. Le son, le bruit que vous détes­tez ? ”Le cri d’un enfant’
  6. Votre juron, gros mot ou blas­phème favori ? Kal­lef (pauv’ con)
  7. Homme ou femme pour illus­trer un nou­veau billet de ban­que ? Barak Obama
  8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? Juriste
  9. La plante, l’arbre ou l’ani­mal dans laquelle vous aime­riez être réin­carné ? Le chien
  10. Si Dieu existe, qu’aime­riez-vous, après votre mort, l’enten­dre vous dire ? C’est vrai qu’il y a beau­coup d’injus­ti­ces sur terre.

Article modifié le mardi 03 août 2010, 17:14

Auteur: Abilio Machado

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modele nu masculin ·  10 septembre 2010, 05:09

‘eh oui, un vrai besoin chez-nous dans le nord’, un peu obscur ce passsagz ;)

Falete ·  21 septembre 2010, 21:55

Hello! How i may contact the administrator of a site? I have a question.

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