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Causerie avec Romain Biever

Quand on parle d’éco­no­mie soli­daire, autant don­ner la parole a ceux qui la pra­ti­quent au quo­ti­dien, à ceux qui la vivent. Pour ce faire, nous avons donc inter­rogé Romain Bie­ver.

Romain BieverCom­ment pré­sen­ter Romain ? La ques­tion est pro­vo­ca­trice, car qui ne con­naît pas Romain ? Pour ceux qui seraient res­tés plus de 10 ans enfer­més dans un cais­son hyper­bare, Romain a fait par­tie de ce petit cer­cle qui, il y a main­te­nant une décen­nie a décidé de par­ti­ci­per à chan­ger le monde. Eh oui, car­ré­ment.

10 ans après, en com­pa­gnie de son homo­nyme/alter ego, Romain Bins­feld, il admi­nis­tre une bou­ti­que de plus de 800 sala­riés. Qui a dit suc­cess story ? Pour le pro­vo­quer, (la pro­voc, ne lui déplait pas), le gaillard peut être con­si­déré comme un des papes de l’eco­sol au Grand Duché, ou si on veut employer un terme, plus neu­tre, on uti­li­sera le terme “d’acteur majeur”.

Quoiqu’il en soit, pape ou pas, acteur majeur ou pas ; Romain s’est donc prêté à l’exer­cice des ques­tions/répon­ses….sur le sujet qui lui est cher : l’éco­no­mie soli­daire


Ber­nard : Il y a 10 ans, quels étaient tes rêves, tes atten­tes pour l’éco­sol ?

Romain : (sou­rire) Déjà des rêves, j’en ai tou­jours des rêves.

Ber­nard : Oui, nous som­mes en 1999…

Romain : Il y a 10 ans, on com­men­çait tout dou­ce­ment à met­tre en place des stra­té­gies que nous avions ima­gi­nées aupa­ra­vant ; nos pro­jets de déve­lop­pe­ment local, d’éco­no­mie dif­fé­rente. Nos idées com­men­çaient à se met­tre en pra­ti­que. Le but était que ça prenne, et que ça prenne bien. Il y avait deux niveaux d’inter­ven­tions, le niveau local, et le natio­nal, où notre ambi­tion était de con­tri­buer à faire évo­luer la poli­ti­que éco­no­mi­que et sociale.

Ber­nard : Et 10 ans après ? La réa­lité est-elle fidèle à tes rêves, tes aspi­ra­tions ?

Romain : Je pense, qu’on est resté fidèle, à nos idées, nos pro­jets et pro­jec­tions.
Si tu rai­son­nes en terme quan­ti­ta­tif, en par­tant de quel­ques com­mu­nes, ce qui fai­sait par­tie de la stra­té­gie ini­tiale, et arri­ver 10 ans après, à tra­vailler avec la moi­tié des com­mu­nes du pays, oui, on peut par­ler de fidé­lité. Con­cer­nant la con­tri­bu­tion à la poli­ti­que éco­no­mi­que et sociale, mous avons quand même con­tri­bué et réussi à réo­rien­ter les poli­ti­ques éco­no­mi­ques et socia­les. Comme exem­ple, je pren­drais le fameux pro­jet 5144[1].

Ber­nard : Compte tenu, de la crise éco­no­mi­que, tu ne crois pas que les poli­ti­ques ne vont pas avoir de nou­veau la ten­ta­tion d’essayer de nous repla­cer dans un rôle de “répa­ra­tion”, d’essayer de nous can­ton­ner dans un rôle plus clas­si­que de trai­te­ment social : d’autant que nos finan­ce­ments, sont des finan­ce­ments publi­ques, donc poli­ti­ques ?

Romain : Ça, c’est une ques­tion qui est tou­jours d’actua­lité, avec ou sans crise. La société est orga­ni­sée de manière tout à fait con­ser­va­trice. Le défi de l’éco­no­mie soli­daire est de pou­voir mobi­li­ser au niveau de la société civile par rap­port aux poli­ti­ques. Il s’agit donc d’une ques­tion de démo­cra­tie repré­sen­ta­tive et par­ti­ci­pa­tive. Les deux doi­vent pou­voir coha­bi­ter, mais à tra­vers la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive, il s’agit d’ame­ner de nou­veaux élé­ments dans le débat poli­ti­que, de le démo­cra­ti­ser encore plus. Ce sera un de nos enjeux. C’est ce qu’on fait avec l’édu­ca­tion citoyenne. Crise ou pas crise, ce n’est pas la ques­tion, la ques­tion, il s’agit de faire face à la volonté per­ma­nente de gens qui sont au pou­voir et qui ont tou­jours la ten­ta­tion d’orga­ni­ser la société selon leurs pro­pres cri­tè­res, d’autant que la société a ten­dance à adop­ter une forme de “paresse” sur le sujet.

Ber­nard : Tu par­les de poli­ti­que con­ser­va­trice. Quand la loi sur les CAE[2], CIE[3], est sor­tie, j’ai trouvé cette loi, symp­to­ma­ti­que d’une mécon­nais­sance com­plète et totale des méca­nis­mes socio­lo­gi­ques et psy­cho­lo­gi­ques de l’indi­vidu privé d’emploi, mais tu ne crois pas que cette mécon­nais­sance est aussi due au fait que nous n’avons pas les mêmes notions de temps. Un homme poli­ti­que a un espace temps qui est limité par les échéan­ces élec­to­ra­les, alors que nous, nous avons un espace temps beau­coup plus long.

Romain : C’est clair, mais ça s’expli­que aussi par la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, qui s’appuie sur des méca­nis­mes bien défi­nis, où il existe une forme d’obli­ga­tion de résul­tat. Ce qu’on peut repro­cher à ce sys­tème, c’est qu’il est très dif­fi­cile de mener des poli­ti­ques à long terme, mais je pense qu’avec une mobi­li­sa­tion de la société civile, uti­li­sant des méca­nis­mes d’orga­ni­sa­tion de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive, ceux ci peu­vent per­met­tre à des poli­ti­ques de long terme de s’ins­tal­ler. Nous avons la chance d’être une struc­ture de la société civile. Compte tenu de notre his­toire, nous som­mes res­tés fidè­les à nos valeurs tout en étant obli­gés de com­po­ser ; mais nous som­mes effec­ti­ve­ment dans une logi­que de long terme, avec l’obli­ga­tion de tenir compte d’un con­texte poli­ti­que, qui lui fonc­tionne à court terme

Ber­nard : Si je peux résu­mer ta pen­sée, est-ce que tu ne crois pas que la démo­cra­tie est une chose trop sérieuse pour la lais­ser aux seuls poli­ti­ques ?

Romain : Cer­tai­ne­ment, oui. Il faut donc qu’on se mobi­lise. Et que l’on se mobi­lise de façon orga­ni­sée. D’où l’idée de par­tir du local qui est un atout très impor­tant. Don­ner de l’impor­tance et par­tir de l’endroit où vivent les gens. Dans ce cadre là, les per­son­nes s’impli­quent et tu peux chan­ger les cho­ses. Les solu­tions seront dif­fé­ren­tes, d’un ter­ri­toire à un autre. Il s’agit donc de réins­tal­ler cette liberté.

Ber­nard : Je t’ai sou­vent entendu pren­dre pour exem­ple, pour illus­trer des notions de citoyen­neté, de déve­lop­pe­ment local, le vil­lage et ses soli­da­ri­tés ances­tra­les. Mais au milieu du vil­lage, il y a tou­jours une église. Et des fois, à enten­dre les dis­cours des gens qui tra­vaillent dans l’eco­sol, j’ai par­fois l’impres­sion d’avoir en face de moi des moi­nes, des croi­sés con­vain­cus de leurs valeurs. Quand on est croyant, on inter­roge rare­ment sa foi, ses con­vic­tions. Les con­vic­tions sont par défi­ni­tion per­son­nel­les.
Com­ment peut-on avoir une cul­ture d’entre­prise, une cohé­sion col­lec­tive, quand l’enga­ge­ment est basé sur des valeurs indi­vi­duel­les qui sont for­cé­ment très dif­fé­ren­tes d’un indi­vidu à un autre ?

Romain : (sou­rire) Bon, on va res­ter posi­tif. C’est donc jus­te­ment la force de la struc­ture d’avoir des indi­vi­dus dif­fé­rents. Le défi est de com­ment s’orga­ni­ser face à ce cons­tat, et là, on revient au local. Sans tom­ber dans l’ances­tral, avec son petit vil­lage sym­pa­thi­que, l’enjeu reste tou­jours de créer un lieu où le débat con­tra­dic­toire puisse avoir lieu, et ainsi déga­ger des solu­tions par­ta­gées.

Ber­nard : Récem­ment, Fran­çois Plas­sard[4] est venu nous ren­dre visite. Dans son inter­ven­tion, il y a un point que j’avais trouvé très per­ti­nent, c’était le tra­vail sur le sens. “Pour­quoi je fais ?” Est-ce que tu ne crois pas qu’un des grands chan­tiers des entre­pri­ses de l’éco­no­mie soli­daire, ce sera le tra­vail sur le sens ? “Avant de faire quoi que ce soit, pour­quoi, je le fais ?”

Romain : Oui, la ques­tion du sens. Don­ner un sens à sa vie, à ce que je fais, c’est aussi don­ner un sens à l’envi­ron­ne­ment dans lequel tu vis. Tu défi­nis le sens, aussi selon l’épo­que où tu vis, et aussi par rap­port au lieu, au con­texte.

Ber­nard : L’eco­sol se pré­sente éga­le­ment comme le 3ème pilier éco­no­mi­que. Pour cer­tains, l’éco­no­mie soli­daire n’existe pas. Leur argu­men­ta­tion part du prin­cipe qu’un sys­tème éco­no­mi­que se carac­té­rise par les échan­ges entre les dif­fé­ren­tes struc­tu­res. Et c’est vrai, qu’hor­mis les échan­ges intel­lec­tuels, il y a très peu d’échan­ges entre les struc­tu­res de l’éco­no­mie soli­daire.

Romain : Ça dépend. Tout d’abord, on n’est pas encore véri­ta­ble­ment arrivé à s’ins­tal­ler comme 3ème pilier. On n’en est pas encore là. Ca ne rend donc pas les cho­ses plus faci­les. On en est tou­jours encore dans une sorte de mon­tage, d’un sys­tème par rap­port aux deux autres. Il y a de l’échange, avec les pou­voirs publi­ques pour les finan­ce­ments, mais éga­le­ment au niveau local, avec l’éco­no­mie pri­vée.
Dans le cadre du troi­sième espace, qui essaie de se trou­ver, il y a for­cé­ment des dis­cus­sions. Dis­cus­sions qui sont con­tra­dic­toi­res, qui peu­vent être cons­truc­ti­ves, quel­ques fois moins. Et dans ce cas, il faut aussi pren­dre en compte le fait que nous vivons dans un sys­tème d’état pro­vi­dence. Nous devons aussi chan­ger les men­ta­li­tés dans notre pro­pre milieu. Nous som­mes un orga­nisme ins­crit dans la trans­for­ma­tion. Pour d’autres par con­tre, ils sont plus ins­cris dans la tra­di­tion, tout en ayant une démar­che tout aussi cri­ti­que que la nôtre par rap­port à l’éco­no­mie pri­vée. La trans­for­ma­tion est à appré­hen­der et à vivre comme une oppor­tu­nité, plu­tôt que comme un ris­que.
Mais pour en reve­nir à ta ques­tion, si on se place à un niveau euro­péen et mon­dial, il existe quand même des échan­ges éco­no­mi­ques et là je pren­drais l’exem­ple du Fair­trade.

Ber­nard : Pour rebon­dir, sur le monde, pen­dant Lux09[5], il me sem­blait qu’il y avait une dif­fé­rence impor­tante entre les pays du Nord et du Sud. Si pour les pays du Sud, l’éco­no­mie soli­daire est d’abord là pour faire ce que les états n’ont jamais fait ; à savoir répon­dre aux besoins vitaux de la popu­la­tion, nos défis eux, ne sont plus là. Il me sem­ble que nous avons plus de dif­fi­cul­tés à faire notre place avec un sys­tème publi­que ancré, alors qu’eux sem­blent avoir une créa­ti­vité, une capa­cité d’inven­ter supé­rieure à la nôtre

Romain : Je ne suis pas sûr de cette ana­lyse. On l’a dit au début, l’éco­no­mie soli­daire peut avoir dif­fé­rents visa­ges, dif­fé­ren­tes démar­ches, dif­fé­ren­tes ambi­tions, selon le con­texte dans lequel elle évo­lue. Pour en reve­nir à ta notion de sens, c’est d’abord l’envi­ron­ne­ment qui donne le sens à la démar­che.
Oui, ils sont inven­tifs, dans leur envi­ron­ne­ment. Mais nous le som­mes tout autant, dans le nôtre. Il existe une échelle, qui va de la sur­vie, au vivre bien, et au vivre mieux. Nous som­mes clai­re­ment ins­crits dans le vivre mieux, et eux dans la sur­vie, les démar­ches sont donc for­cé­ment adap­tées aux cir­cons­tan­ces.

Ber­nard : Pen­dant Lux09, il y avait aussi la volonté de com­mu­ni­quer. Mais com­ment com­mu­ni­quer, et quoi com­mu­ni­quer. Car on com­mu­ni­que sur un pro­duit, un con­cept. Com­ment com­mu­ni­quer, alors que les con­tex­tes, les pra­ti­ques sont dif­fé­ren­tes. Les liens com­muns n’en sont-ils pas plus dif­fi­ci­les à trou­ver ?

Romain : Il y a deux cho­ses. L’échange de pra­ti­ques, c’est essayer de com­pren­dre, ce que fait cette per­sonne et pour­quoi, dans un lieu donné, à un moment pré­cis. Une fois la démar­che com­prise, tu peux la retra­vailler et l’adap­ter à ton pro­pre con­texte.
D’un autre côté, nous avons tous un fonds com­mun. Le néo-libé­ra­lisme, la glo­ba­li­sa­tion fonc­tion­nent par­tout de la même façon. Nous devons tous, Nord ou Sud nous orga­ni­ser ensem­ble, par rap­port à cet état de fait, pour faire face, en essayant de trou­ver des répon­ses, car ce n’est pas un bon sys­tème. Il laisse trop de gens sur le bord de la route.

Ber­nard : Tu par­les de néo-libé­ra­lisme et quand tu fais tes cour­ses, tu vois comme tout le monde, l’inva­sion des pro­duits bio, dura­bles, de com­merce équi­ta­ble. Tu as cer­tai­ne­ment noté que dans l’actua­lité éco­no­mi­que, il existe main­te­nant des rachats par des grands grou­pes (Coca-cola ; l’Oréal) de réseaux, qui aupa­ra­vant se récla­maient de l’éco­no­mie soli­daire. Ne crois-tu pas qu’il existe un dan­ger de se faire aspi­rer par ces gran­des mul­ti­na­tio­na­les.

Romain : Si. Cer­tai­ne­ment. C’est un des inté­rêts de com­bat­tre un sys­tème qui per­met de tel­les pra­ti­ques.

Ber­nard : Com­ment peut-on les com­bat­tre ? On voit quand même des cho­ses hal­lu­ci­nan­tes en ces moments. Des con­ver­sions et des vira­ges à 180°

Romain : Oui, mais un des enjeux de l’éco­no­mie soli­daire est de com­bat­tre ce genre de cho­ses. C’est sûr qu’on ne peut pas les chan­ger en tour­nant l’inter­rup­teur ; mais cela passe par une édu­ca­tion citoyenne et cri­ti­que, car on a un peu perdu ces pra­ti­ques de remise en ques­tion.

Ber­nard : Est-ce que tu peux ima­gi­ner qu’un jour, nous soyons ame­nés à nous tour­ner vers des entre­pri­ses pri­vées, cons­truire des par­te­na­riats, et ainsi, être moins dépen­dants des finan­ce­ments publics ?

Romain : Je crois qu’il s’agit d’abord d’une ques­tion d’envi­ron­ne­ment qui peut s’ins­tal­ler ou pas. Depuis la 2ème guerre mon­diale, l’éco­no­mie pri­vée crée la richesse et l’état la redis­tri­bue. Cer­tains élé­ments du capi­ta­lisme peu­vent être des élé­ments de pro­grès, mais dans une logi­que où le capi­ta­lisme se dur­cit à l’extrême ce qu’on appelle le néo libé­ra­lisme, là nous ne som­mes pas d’accord.
Si on con­ti­nue dans le sens de ce dur­cis­se­ment, la ques­tion n’est pas une ques­tion de savoir si on veut ou peut tra­vailler avec eux, on sait que leur logi­que sera d’essayer de nous éli­mi­ner.
Si par con­tre, l’évo­lu­tion va vers une plus grande démo­cra­tie, vers la cons­truc­tion des trois espa­ces pour un bien com­mun, il y aura effec­ti­ve­ment des oppor­tu­ni­tés.

Ber­nard : Romain, nous arri­vons à la fin de l’inter­view. Je te remer­cie, et si tu veux bien, je vais te deman­der de répon­dre au ques­tion­naire de Ber­nard Pivot.

  1. Ton mot pré­féré ? Soli­da­rité
  2. Le mot que tu détes­tes ? Con­cur­rence
  3. Ta dro­gue favo­rite ? Le tabac
  4. Le son, le bruit, que tu aimes ? La nature
  5. Le son, le bruit, que tu détes­tes ? L’avion
  6. Ton juron, gros mot, ou blas­phème favori ? Nom de dieu
  7. Homme ou femme pour illus­trer un nou­veau billet de ban­que ? Un bébé
  8. Le métier que tu n’aurais pas aimé faire ? Pilote d’avion
  9. La plante, l’arbre, l’ani­mal dans lequel tu aime­rais être réin­carné ? Je ne sais pas
  10. Si Dieu existe, qu’aime­rais- tu, l’enten­dre dire après ta mort ? Dieu n’existe pas, c’est pas pos­si­ble de répon­dre à cette ques­tion

Notes

[1] Le “5144” est un pro­jet de loi con­tri­buant au réta­blis­se­ment du plein emploi.

[2] CAE : Con­trat d’Accom­pa­gne­ment dans l’Emploi.

[3] CIE : Con­trat Ini­tia­tive Emploi.

[4] Fran­çois Plas­sard, ingé­nieur en agri­cul­ture et doc­teur en éco­no­mie (Sor­bonne).

[5] Lux09, 4ème forum inter­na­tio­nal pour la glo­ba­li­sa­tion de la soli­da­rité à eu lieu du 22 au 25 avril 2009 à Schif­flange.

Article modifié le mardi 01 juin 2010, 15:48

Auteur: Bernard Horschler

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Ange Gab ·  19 août 2009, 08:24

Pour le pape de l’écosol au Luxembourg dire que Dieu n’existe pas, c’est un peu étrange.
On pourrait plutôt dire que Dieu a un jour touché le Luxembourg de son petit doigt et qu’il a du travail ailleurs pour le moment.
Voilà pourquoi, on croit qu’il n’existe pas ici.

amo ·  26 août 2009, 15:08

Mais si, Dieu n’existe pas. Nous le savons bien. L’économie solidaire n’est pas une question de foi irrationnelle, mais de foi humaniste et d’action.

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