Développement durable, soutenable?!!!
Publié le lundi 29 juin 2009, 11:55 - Coups de gueule - Lien permanent
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Nul ne peut ignorer les lois de la physique. Pourtant, certains pensent le contraire. En effet, d’après eux, il existerait un développement qui peut durer, qui est acceptable par dame nature. A voir. Notre planète est connue, c’est un lieu fini, délimité. Les ressources sont elles aussi limitées.
Que l’on développe, de façon durable ou non, un jour nous serons face aux limites de notre planète. N’est-ce pas une ânerie criminelle que de faire croire qu’il pourrait exister un développement autre, un développement qui n’obéirait pas au potentiel de la terre. N’importe quoi. Mais, il est vrai, que ce genre de concept est nettement plus vendeur que de parler de décroissance, de penser, de dire, qu’il ne faut surtout plus se développer, qu’il faut prendre des mesures radicales afin de remettre en cause notre mode de vie.
La terre, la nature a d’abord été vue comme un danger qu’il fallait domestiquer. Une fois cette domestication faite, l’homme, l’occidental, car il s’agit de lui, s’est transformé en pillard. Et maintenant, face aux dégâts irréversibles que tout le monde peut appréhender, ce concept de développement durable prend corps.
Dans un environnement clos, il existerait donc une façon de se développer qui puisse permettre de préserver notre niveau de vie, tout en permettant aux trois milliards d’humains exclus, de pouvoir un jour y accéder… De qui se moque-t-on ? Ce concept, s’il semble faire l’objet d’un consensus pour nombre d’entre nous, est considéré dans nombre de pays du Sud, et à juste raison, comme le dernier avatar de l’impérialisme occidental. Impérialisme, car le développement économique qu’il soit maintenant durable, supportable, véhicule toujours la même idée. Le bonheur est avant tout une histoire de paramètres économiques.
Qu’il soit durable, soutenable, ce développement est aussi une fumisterie intellectuelle qui entrera un jour, si ce n’est déjà fait, en conflit avec la réalité.
Les terres cultivables sont en quantités limitées, tout comme l’eau, le pétrole, le gaz, le charbon. Que cette exploitation soit mieux maîtrisée, que les éoliennes remplacent tout ou en partie les énergies fossiles, soit, mais à qui peut-on faire croire qu’il suffit de quelques gestes du quotidien et de développer les voitures électriques pour que, par miracle, elle permette un développement pour les six milliards d’êtres humains.
Fondamentalement, ce concept ne vise qu’à préserver notre mode de vie et perpétrer notre façon de penser, notre colonialisme. Pour les occidentaux, le bonheur n’est pas dans le pré, il est dans la capacité de créer des choses, des biens mesurables et quantifiables. Le développement économique à l’occidentale est une locomotive qui doit entraîner le développement humain, notion ô combien floue nébuleuse et fumeuse. Comment mesure-t-on la joie, la peine, la tristesse?
Ceci dit, ce développement soutenable, durable introduit comme l’étymologie du mot l’indique, la notion de durée. Il semblerait donc qu’une prise de conscience s’effectue en Occident. Le toubab, le gringo viendrait de comprendre qu’il n’est que le locataire d’une maison et qu’à force de vouloir repousser les murs, le toit risque de lui tomber sur la tête. Quelle découverte!
Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois. Proverbe africain
Article modifié le mardi 01 juin 2010, 15:48




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