100 mesures pour redresser la compétitivité.
Publié le mercredi 06 mai 2009, 08:00 - Coups de gueule - Lien permanent
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Compétitivité, et activité économique selon l’UEL (Union des entreprises luxembourgeoises).
Comment vouloir le beurre et l’argent du beurre.
En date du 05/02, L’UEL a fait part de ses propositions pour redresser la compétitivité et l’activité économique, par le biais d’une centaine de mesures.
Le moins que l’on puisse dire en parcourant ces mesures, c’est qu’il n’y a rien de très nouveau. Toujours le même discours, toujours les mêmes thèmes, toujours la même rhétorique. Aucune analyse sérieuse de la crise, aucune réflexion de fond. Un catalogue de revendications catégorielles. Toujours les mêmes arguments sous jacents.
Laissez nous entreprendre, en paix. Flexibilité, et réduction des coûts (salariaux) sont toujours les deux mamelles nourricières de L’UEL.
Pour les rapports avec l’administration, c’est ‘silence administratif ‘, mais en même temps, les pouvoirs publics doivent intervenir quand ça va mal. Vouloir le beurre et l’argent du beurre. C’est ça ?
Relancer la consommation, mais sans augmenter les salaires (voir les diminuer, puisqu’ils veulent indexer fonctionnaires, sur privé)
Plus sérieusement, ce catalogue à la Prévert respire le corporatisme, où chacun y va de sa petite revendication catégorielle, le tout uni, par une même croyance imbécile et rétrograde.
Pour faire du bizness, il faut avoir le moins de contraintes possible. Mais la contrainte légale, administrative, si elle enferme quelquefois, protège, aussi bien souvent. Ces contraintes, ces dépenses, ces coûts salariaux permettent aussi d’acheter produits et services.
Que cela plaise ou non, le fait est, que toute activité humaine nécessite des règles.
Soyons sérieux. Nous sommes tous embarqués dans le même bateau. Employeurs, salariés, fonctionnaires, et l’heure ne doit pas être au repli sur soi.
Nous sommes tous, individuellement, collectivement face à un vrai défi. Et ce défi, sera, certes de sortir de cette crise en ayant le moins de victimes, mais il est aussi de réfléchir au nouveau monde. Car plus rien ne sera comme avant.
Je suis au regret de constater, que la réflexion est absente, terriblement absente, et si gérer, c’est prévoir, il est un fait qu’à la lecture des propositions, de l’Union des entreprises Luxembourgeoises, nous avons tous de quoi nous inquiéter devant l’étroitesse d’esprit et le manque d’envergure et d’ambitions de leurs propositions.
Article modifié le lundi 11 mai 2009, 12:02




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