Les ateliers de Lux09
Publié le vendredi 24 avril 2009, 18:54 - Luxembourg - Lien permanent
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Un peu de théorie et quelques impressions sur les 4èmes rencontres internationales de la globalisation de la solidarité.
Les ateliers:
- Formation, éducation citoyenne et ESS
- ESS et co-construction des politiques publiques
- ESS, services sociaux d’intérêt général et biens communs
- Entrepreneuriat solidaire
- ESS et environnement
- ESS et souveraineté alimentaire
- Production et consommation responsables
- Participation démocratique et ancrage territorial
- Recherche et conceptualisation de l’ESS
- Les réseaux dans l’ESS
- Communication et systèmes de gestion de l’information de l’ESS
- ESS et action syndicale
- ESS et finances solidaires
La méthode:
Les sujets de ces ateliers sont abordés en trois temps:
- hier, on illustrait: divers intervenants définissent les termes et donnent des exemples,
- aujourd’hui, on débat:l’audience est invitée à s’exprimer,
- demain, on proposera: s’en suivront les propositions.
Mes points forts lors des débats de l’atelier 10:
Appareils et cabines de traduction, interprètes professionnels bénévoles et même traducteurs improvisés, tout était réuni pour que des gens du monde entier puissent parler ensemble d’économie solidaire.
Au cours de cet atelier, un des principaux questionnements était d’établir ce que nous pouvons faire ensemble au niveau global en matière de communication et de gestion de l’information de l’économie sociale et solidaire.
Il est impressionnant de se rendre compte de la multitude de gens travaillant partout dans le monde qui sont actifs sur ce terrain. On imagine alors la force qu’aurait l’économie solidaire si on arrivait à bâtir une vaste communauté, un réseau solide.
Il ne sert à rien de construire des outils centralisés; il faudrait plutôt trouver comment échanger ses méthodes, comment établir des liens stratégiques. La multitude des pratiques, la diversité des conceptions de l’économie solidaire doivent être visibles et valorisées.
Malgré ces diversités géographiques, linguistiques et méthodologiques il est important de respecter, il est essentiel d’arriver à des consensus, il est primordial de créer une définition qui nous réunisse et qui puisse être fédératrice.
Article modifié le mardi 29 novembre 2011, 08:24





Très intéressant, mais en quoi la communication dans ce secteur se diffère alors de la communication dans les autres?
A mon avis, la principale différence et le principal problème c'est que dans le cas de l'économie solidaire il ne s'agit pas d'un produit; c'est une idée, un concept, un mode vie qui a une multitude d'articulations différentes de par le monde. Comme cela a été discuté lors de cet atelier, il serait primordial et nécessaire de s'accorder sur une définition concrète et d'arriver à établir des consensus qui donnent une plus grande visibilité et crédibilité à l'économie solidaire en général.
Une autre complication éventuelle est ce que j'appelerais le 'complexe de la vente', inhérente à l'idée de ce que beaucoup de gens se font de l'économie solidaire. A mon avis, il n'y a pas de mal à proposer ou à vendreun service, un produit, du moment que cela se fait sous des conditions de vente justes et respectueuses de l'homme et de l'environnement.
Bon, l'idée de vendre un concept plutôt que de proposer un produit isolé est depuis très longtemps reprise par les responsables marketing, pour d'abord intéresser et puis fidéliser les clients. Ceci n'est donc rien de nouveau pour l'économie sociale et solidaire.
En plus, qu'est-ce qu'il faut vendre ou promouvoir? L'idée, la philosophie de l'ESS - c'est alors comparable à un programme politique, rien de nouveau au niveau de la communication alors - ou les ébauches? Ceci faciliterait le travail au niveau du marketing, parce qu'il est beaucoup plus facile de promouvoir quelque chose de concret que quelque chose de flou.
Mais une chose est claire, aussi longtemps qu'on ne peut pas se mettre d'accord de manière générale sur ce que c'est l'ESS, donc aussi longtemps que le produit n'est pas clairement défini, l'organisation de n'importe quelle campagne de communication sera difficile.