No, we can't
Publié le mercredi 25 mars 2009, 12:09 - Coups de gueule - Lien permanent
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15 ans. MP3 vissé continuellement sur les oreilles, pantalon Bullrot et «Rolls top Timberland» aux pieds, c’était Martin.
Dans le Bronx, ou à Barbès, c’est l’uniforme. Dans la campagne profonde, pas vraiment. Qu’importe, abreuvé des tubes de «50 cents» et «Snoop Dog», Martin jouait au rebelle, au délinquant. Il en jouait tellement, et si souvent, qu’il avait fini par se tailler une solide réputation. Grossièretés, insultes, incivilités, petits larcins, une sorte de «way of life».
Cependant, Martin, au cours de sa petite enfance, avait quand même reçu un certain nombre de fondamentaux éducatifs.
Quand il vit les larmes de mamie Müller perler le long de son visage, après qu’il eut, une énième fois uriné devant sa porte d’entrée, un drôle de sentiment se fit jour. Culpabilité? Il décida d’en faire part à son grand-père. Le vieux, bourru, mais pas une balance, ni un suceur. Le «vieux» ne pipa mot, face aux exactions de sa descendance. Il se contenta de mettre un marteau, une tenaille et des clous dans les mains de Martin, en lui demandant de planter une pointe dans la porte de la grange, chaque fois qu’il commettrait une action «border line».
Dans un premier temps, Martin pensa que son ancêtre était «zarbi». Dans un deuxième temps, il se dit que cela pourrait être un beau challenge que de compter en combien de temps il pouvait remplacer le bois par le fer.
Si, l’installation des premiers clous dans le bois, s’était faite dans l’euphorie et l’exaltation, celle-ci fit vite place à la lassitude. Fatigué de ce jeu sans intérêt, il décida de laisser la porte en état. D’autant qu’elle était déjà méchamment lardée.
Il retourna chez son grand-père afin de lui annoncer son intention de ne plus planter de clous. Celui-ci l’invita à utiliser les tenailles, mais à la condition express que chaque clou enlevé devrait être précédé d’une bonne action.
Ok, ça sent fort le religieux, les valeurs judéo-chrétiennes, et tout le bazar mais c’est une fable. Notre petit Martin, fit donc les bonnes actions, décloua la porte et en tant que bon gamin qu’il était, vint annoncer la grande nouvelle à son grand père.
Celui-ci, la larme à l’œil, regarda la porte de sa grange. Miracle. Martin, avait transformé la porte en moustiquaire. Un peu de sérieux voyons. Il y a toujours un message dans une fable.
Le grand-père, fier comme un coq, expliqua donc à son petit-fils
tout ce que tu rattraperas après une erreur, ne sera jamais aussi bien fait qu’avant.
La morale de cette histoire? Quel que soient nos actes, qu’ils soient individuels, collectifs, ils ne sont jamais sans répercussions. Avant de dire et de faire, un peu de réflexion n’est pas forcément une mauvaise chose. N’est ce pas messieurs les financiers?
Plus sérieusement, si l’évolution de l’espèce humaine devait se mesurer à sa capacité à tenir compte des leçons du passé (10.000 générations), nous serions déclarés comme cliniquement fous par la psychanalyse. En effet, l’espèce humaine se caractérise par son incapacité à retenir les leçons du passé. L’histoire, n’est-elle pas un éternel recommencement? Dans ce cas, tous aux abris!
Article modifié le mardi 29 novembre 2011, 08:21




D'expérience, j'ai constaté qu'il ne servait à rien d'expliquer et de réexpliquer à quelqu'un qu'il était sur une "mauvaise" voie, qu'il était généralement inutile d'essayer de le faire profiter des expériences des "ainés"...
Apparemment chacun veut se faire sa propre expérience pour arriver à ses propres conclusions... Et paradoxalement, chacun essayera un jour de faire profiter quelqu'un d'autre de ses propres expériences...
L'apprentissage est très long, on ne retient que par tout petit morceau, à long terme on pourra peut-être accepter les expériences des autres comme les siennes...
N'est ce pas pour cela aussi que l'espèce humaine a plus de 10.000 générations ? N'est-ce pas un bel exemple du "chi va piano, va sano e va lontano" ?