Microcrédit / microfinance
Publié le vendredi 13 février 2009, 14:59 - Coups de chapeau - Lien permanent
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L’histoire est souvent le fruit de petites histoires. La saga du microcrédit n’échappe pas à la règle. Au départ, un professeur d’économie bangladais.
Muhammad Yunus (c’est son nom) dirige les travaux pratiques d’un cours d’investissement. Il décide de demander à ses étudiants d’interroger les fabricants de tabourets des villages voisins sur leurs besoins de financements afin de développer leurs activités. Après enquête, les 42 femmes artisans ont besoin de 27 dollars. Oui, vous lisez bien, 27 malheureux dollars...
Mais les banques ne prennent pas le risque de prêter des sommes pareilles!!! Ben voyons. Trop petites... De plus, la situation financière des emprunteurs est trop aléatoire... Les artisan(e)s sont donc à la merci d’usuriers pratiquant des taux de 10% par jour. Ce qui reste le meilleur moyen pour les emprisonner dans leur misère, soit dit en passant.
Muhammad Yunus est tellement révolté qu’il décide de prêter son propre argent. Les artisan(e)s ont ainsi pu acheter le bambou, sans subir les variations de cours. Quelques semaines plus tard, elles ont tout remboursé et même créé des emplois: 1ère leçon.
L’idée venait de naître.
30 ans plus tard, Yunus reçoit le prix Nobel de la paix, en compagnie de la banque qu’il a créé. On dénombre actuellement quelque 10.000 entreprises de microcrédit-microfinance dans le monde qui ont permis à ce jour à 130 millions de foyers pauvres d'emprunter 30 milliards de dollars. Le montant moyen des prêts est lilliputien; le taux de défaut de paiement l’est tout autant.
Tant il est vrai, comme le confesse Yunus que «Personne ne travaille autant que ceux qui se battent pour satisfaire leurs besoins de base»: 2ème leçon.
Eté 2008. Grosse colère de Yunus. «La micro finance commence à ressembler à un secteur financier standard» Et oui, rançon du succès oblige, tout le monde ou presque s’y est mis. Certains en ont même oublié, ignoré les valeurs originelles.
En effet, depuis 2005, année du prix Nobel de la paix pour Yunus, le paysage de la microfinance change à toute allure. De grandes banques, des grands fonds d’investissement se sont aperçus que la microfinance pouvait être un investissement très rentable, vous me suivez? De plus, une série de scandales dont celui de la Compartamos (Mexique), devenue banque en distribuant des prêts à 100% de taux d’intérêt pendant que ses dirigeants se gavaient allégrement, ont jeté le trouble, pour ne pas dire plus.
Yunus, après sa colère, décide donc de mettre en ligne un site, http://www.mftransparency.org/, chargé de rappeler un certain nombre de valeurs, de pratiques attachées au microcrédit et ainsi remettre les pendules à l’heure.
Article modifié le mercredi 04 mars 2009, 18:08





A quand une structure de microfinance incluant un programme de suivi pour encourager et accompagner le lancement de micro-projet voire micro-entreprise au Luxembourg?
Des personnes très compétences sont au chômage et n’arrivent pas à trouver le poste qui leur permette de valoriser leur expérience et leur savoir. Une structure d’encadrement visant le lancement d’initiatives me semble manquer au Luxembourg?
Si cela existe déjà, pourriez-vous m’éclairer sur ce sujet!!
Bonjour Monica,
A ma connaissance, il n’existe pas ce type de structure, mais tu peux toujours contacter Etika http://etika.lu; ils ont peut être des infos, que je ne possède pas sur le sujet
Cordialement
Bernard