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Schengen blues

Comme cha­cun sait, l’espace Schen­gen déli­mite un ter­ri­toire de plu­sieurs états (22 exac­te­ment) qui vise à faire de l’Union Euro­péenne un espace de liberté, de sécu­rité et de jus­tice. Les con­trô­les aux fron­tiè­res sont donc abo­lis et c’est bien.

Sauf que pour accé­der à cet espace de liberté, de sécu­rité et de jus­tice, faut vrai­ment mon­trer patte blan­che car, cet espace a pour la majo­rité des habi­tants de notre pla­nète, plus de parenté avec une for­te­resse héris­sée de tours et de meur­triè­res admi­nis­tra­ti­ves, tou­tes cen­sées limi­ter l’accès à ce fameux espace de liberté.

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Des vacances d'enfer

Nous nous étions ren­con­trés, il y a main­te­nant quel­ques années, dans un bus sans âge qui assu­rait vaillam­ment la liai­son La Paz/Potosi. Assise à côté de moi, nous avions en com­mun d’avoir subi les mêmes dérè­gle­ments phy­sio­lo­gi­ques dus à une brus­que pré­sence con­ti­nue et incon­nue de notre orga­nisme d’une alti­tude de plus de 3800m. Elle avait uti­lisé le Dia­mox et moi la feuille de coca. Pour le même résul­tat. Nous étions res­tés cloués au lit les mêmes 3 jours.

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Parrot meeting

Vous avez dit intelligence collective?

Qu’entend-on exac­te­ment par cette expres­sion? Tout d’abord, il existe une intel­li­gence col­lec­tive dite natu­relle, celle que l’on trouve dans le monde ani­mal. La meute de loups attrape de plus gros­ses proies grâce à son nom­bre. La fina­lité est donc posi­tive. Chez les êtres humains, elle existe éga­le­ment chez de petits grou­pes réu­nis par les mêmes buts (sport, grou­pes de musi­que).

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L’arme fatale contre la faim

En tant que rap­por­teur spé­cial des Nations Unies sur le droit à l’ali­men­ta­tion nous con­nais­sions tous Jean Zie­gler et ses indi­gna­tions légen­dai­res. Depuis 2008, date de sa retraite, plus rien. Tout le monde pen­sait qu’un per­son­nage plus lisse, plus con­sen­suel avait pris le relais et s’était fondu dans le pan­tou­flage onu­sien. Jusqu’au 8 mars 2011. Car le suc­ces­seur de Zie­gler, le juriste Belge Oli­vier De Schut­ter, comme son pré­dé­ces­seur, a pris sa tâche au sérieux et a bossé. Et le 8 mars 2011, il a engagé par sa signa­ture, l’ONU dans un rap­port com­plè­te­ment passé ina­perçu dans les médias. Pour­tant, la teneur du rap­port est une véri­ta­ble bombe qui expli­que, démon­tre avec méthode et rigueur qu’il est tout à fait pos­si­ble, con­trai­re­ment aux dis­cours offi­ciels, de nour­rir 9 mil­liards d’habi­tants en 2050.

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Langue de bois: mode d’emploi

Une fois n’est pas cou­tume, je vous invite aujourd’hui à un petit point de lin­guis­ti­que. En effet, dans notre société sur-infor­mée, la lan­gue de bois aussi appe­lée xylo­glos­sie, du grec xylon (bois) et glos­sos (lan­gue), est bien sou­vent deve­nue la norme. Sa carac­té­ris­ti­que pre­mière est de déli­vrer un mes­sage com­plè­te­ment coupé de la réa­lité. Il est donc con­venu, incan­ta­toire et n’apporte par défi­ni­tion aucune infor­ma­tion nou­velle, sauf si la fina­lité est de tru­quer, de mani­pu­ler son audi­toire. La lan­gue de bois peut pren­dre la forme écrite ou orale. La lan­gue de bois est une forme d’expres­sion uti­li­sée prin­ci­pa­le­ment par les diri­geants poli­ti­ques et les res­pon­sa­bles d’entre­pri­ses, mais pas seu­le­ment. Par le biais du poli­ti­que­ment cor­rect, de la com. d’entre­prise, elle irra­die éga­le­ment nos rap­ports pro­fes­sion­nels. Rai­son de plus pour s’y inté­res­ser. Pour ce faire, je me per­mets de vous sou­met­tre le dis­cours d’un des maî­tres en la matière: le minis­tère des rela­tions exté­rieu­res cubain con­cer­nant la situa­tion en Libye. Tant il est vrai que les régi­mes com­mu­nis­tes furent par­ti­cu­liè­re­ment effi­ca­ces en la matière.

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Collage Bruxelles (Source: Wikipedia Commons)

Le charme discret de ce voisin surréaliste

Nos voi­sins Bel­ges sont sans gou­ver­ne­ment depuis plus d’un an mais les salai­res des fonc­tion­nai­res sont ver­sés, les retrai­tes payées, le cour­rier dis­tri­bué et les trains con­ti­nuent de des­ser­vir les gares. Bref, la vie con­ti­nue comme si de rien n’était. Un gou­ver­ne­ment ne ser­vi­rait donc à rien ? On serait tenté de le croire. En tout cas c’est la pre­mière cons­ta­ta­tion basi­que que l’on pour­rait faire. Sauf que la Bel­gi­que est un état fédé­ral et qu’il n’y a que le gou­ver­ne­ment fédé­ral qui s’est déclaré démis­sion­naire. Démis­sion­naire, mais pas démis­sionné. Nuance. Les pou­voirs locaux eux, con­ti­nuent d’œuvrer sous la légi­ti­mité du suf­frage uni­ver­sel. Le gou­ver­ne­ment démis­sion­naire ayant lui revêtu les habits de syn­dic de l’immeu­ble Bel­gi­que.

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Coupe centrale Fukushima (Source: Wikipedia Commons)

Fukushima : suite et pas encore fin

A l’heure où l’actua­lité mon­diale est mobi­li­sée par la réac­tion en chaîne d’une explo­sion de tes­to­sté­rone ayant eu lieu dans une cham­bre d’un Sofi­tel de NYC ; à l’autre bout du monde, pen­dant ce temps là, silen­cieu­se­ment et comme prévu, la nou­velle est enfin recon­nue offi­ciel­le­ment. C’est fait. Les com­bus­ti­bles des réac­teurs 1, 3 et 4 de Fuku­shima ont percé leurs cuves de con­fi­ne­ment. La seule incon­nue reste encore le dia­mè­tre des trous. Sim­ples fis­su­res dans les sou­du­res où cuves pas­soi­res ? Là est la seule véri­ta­ble inter­ro­ga­tion.

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Stéphane Hessel (Source: http://commons.wikimedia.org/)

Indignez-vous !

Sté­phane Hes­sel. Ancien résis­tant. Mem­bre du con­seil de la résis­tance de 1945. Phi­lo­so­phe, né en Alle­ma­gne, 93 piges au comp­teur. Voilà le pedi­gree de celui qui écri­vit ce petit opus de 32 pages qui allait pro­vo­quer une véri­ta­ble lame de fond; 500 000 exem­plai­res ven­dus les 3 pre­miers mois en France et main­te­nant 3 mil­lions en Europe. Des deman­des de tra­duc­tion pro­ve­nant de par­tout. Sauf que ce coup de gueule ne se limite pas à un évé­ne­ment lit­té­raire. Il est aussi le déto­na­teur d’un mou­ve­ment social. Les <indi­gnés> espa­gnols de la Puerta del sol s’en reven­di­quent ouver­te­ment, de même que ceux d’Athè­nes, Lis­bonne et Paris. Il est vrai que le mois de mai a tou­jours eu une saveur par­ti­cu­lière…

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Altiplano

Miracle à la Bolivienne: El Ceibo chocolate

Années 70. Alti­plano Boli­vien. Les con­di­tions de vie à 4000m d’alti­tude sont par défi­ni­tion extra­or­di­nai­re­ment dif­fi­ci­les. Mais en ces années 70, elles le sont encore plus que d’habi­tude. Les pay­sans indiens et leurs famil­les meu­rent lit­té­ra­le­ment de faim. Le gou­ver­ne­ment Boli­vien de l’épo­que dans sa grande luci­dité décide donc tout sim­ple­ment de pro­po­ser aux mil­liers de famil­les con­cer­nées de démé­na­ger. Et pour ce faire, il leur fait miroi­ter le don d’un lopin de terre de 12 hec­ta­res avec obli­ga­tion d’en cul­ti­ver 4 en cacao, tout en leur pro­met­tant la main sur le cœur, qu’ils pour­ront comp­ter sur l’appui logis­ti­que et finan­cier de l’état. Le dos au mur, des mil­liers de famil­les adhè­rent et s’ins­cri­vent….

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Yasuni National Park Ecuador

Biodiversité et pétrole: l’exemple du parc Yasuni

Dans la série, le monde n’est peut-être pas aussi déses­pé­rant que l’on pour­rait le croire, j’ai décidé de met­tre un coup de pro­jec­teur sur l’ini­tia­tive d’un gou­ver­ne­ment qui, même s’il est aux pri­ses avec une situa­tion éco­no­mi­que dif­fi­cile, n’en oublie pas pour autant que gou­ver­ner, c’est pré­voir. Direc­tion, l’Amé­ri­que du Sud et plus par­ti­cu­liè­re­ment l’Équa­teur.

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Pierre Rabhi: la <sobriété heureuse>

Cer­tains le sur­nom­ment affec­tueu­se­ment le Gandhi Fran­çais. Il par­tage avec le lea­der Indien, le même goût de l’ascé­tisme, du dépouille­ment, le même regard espiè­gle et la même volonté de vivre en cohé­rence avec ses idées.

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Fête du travail ?!

Comme tous les ans, nous allons fêter le tra­vail. Si à l’ori­gine, ce jour chômé du 1er mai était censé com­mé­mo­rer les lut­tes ouvriè­res des géné­ra­tions pré­cé­den­tes, force est de cons­ta­ter que cette fête du tra­vail est main­te­nant une drôle de com­mé­mo­ra­tion. Car le tra­vail de nos jours est sur­tout devenu syno­nyme de souf­france. Souf­france pour ceux qui en sont exclus et mal­heu­reu­se­ment de plus en plus sou­vent souf­france pour ceux qui en ont un. J’en veux pour preuve le énième sui­cide, ces der­niers jours d’un sala­rié de France Télé­com qui s’est immolé par le feu sur le par­king de son entre­prise.

Tra­vail égal souf­france?

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